Butembo : Plus de 1 300 triporteurs en circulation, entre sécurité et entrepreneuriat, la TID prend les devants

La Semaine mondiale de l’entrepreneuriat s’est achevée ce samedi 22 novembre à Butembo. Démarrée le lundi 17, elle a été portée par la Mairie, le Réseau des Taximen du Congo (RETAC), la microfinance TID et le Village des Innovateurs du Graben.
L’initiative a mis l’accent sur l’organisation du transport urbain, en particulier celui des triporteurs destinés au transport des bien et celui des personnes communément appelés Bajaj devenus un maillon essentiel de l’économie locale.
Les conducteurs se disent satisfaits après avoir appris que la microfinance TID est disposée à accompagner leurs projets, notamment par l’accès au crédit et des formations en gestion, des opportunités susceptibles de professionnaliser davantage leur activité, explique Monsieur Steeve Kihimba, Vice-Président du Parking Ngenge sis à Njiapanda.
« Nous remercions tout d’abord notre partenaire TID, qui nous a soutenus tout au long de ce parcours entrepreneurial. Nous sommes reconnaissants, car cela nous a permis de mieux gérer l’argent, petit à petit, que nous gagnons dans notre travail. Je pense que le travail se passe bien, car chacun de nous, qu’il soit patron ou conducteur, reçoit sa part.Et cela s’applique à tous les conducteurs et à tous les patrons. »
De son côté, King RADJA, conducteur de Bajaj, d’abord en Tanzanie et désormais à Butembo, se dit satisfait de ses revenus croissants, tout en appelant à une amélioration des infrastructures routières. Il affirme avoir été sensibilisé aux bonnes pratiques de gestion financière grâce aux sessions organisées par la microfinance TID, qui l’aident à mieux planifier ses dépenses, épargner et investir dans son activité.
« J’ai un compte à la TID. Ici, on est bien pris en compte. Pour le taxi, on gagne de l’argent très rapidement, mais il est aussi vite gaspillé, c’est pourquoi il est important d’avoir un compte.
En ce qui est des embouteillages, tu connais ces routes du Congo. Personne ne nous donne d’espace pour se garer, donc tu dois te débrouiller là où il y a de la place. Tu trouves parfois un espace là où il y a des gens, et parfois l’espace est très limité. Donc, tu dois t’adapter.
J’envoie ce message aux autorités pour qu’on modernise les routes. Ces routes sont vraiment petites et étroites».
Selon leurs témoignages, un triporteur peut générer jusqu’à 90 000 FC de recettes journalières, dont 50 000 FC sont reversés au propriétaire de l’engin au titre de redevance d’exploitation, le reste servant aux frais d’exploitation et à la rémunération du conducteur.
Retenez que plus de 1 300 triporteurs circulent aujourd’hui dans la ville, facilitant le transport de marchandises et de personnes. Cependant, leur multiplication a entraîné congestion et insécurité routière. Profitant de cette semaine, les autorités ont rappelé les mesures visant à réguler leur circulation. Le thème retenu, « Construisons ensemble : l’effet papillon du triporteur qui transforme nos villes », a permis d’aborder la question du transport non seulement comme un défi de mobilité, mais aussi comme un moteur économique nécessitant un encadrement structuré.
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