Butembo : légère hausse des prix des produits manufacturés après l’interdiction des camions « Box Body »

Une légère hausse des prix des produits manufacturés est observée sur le marché local à Butembo et dans ses environs, au Nord-Kivu. Cette tendance apparaît seulement quelques jours après l’entrée en vigueur de la mesure du gouverneur de province, interdisant la circulation des camions à conteneurs modifiés localement, appelés « Box Body ».
Lors de notre tournée au marché central, nous avons constaté, par exemple, qu’un bidon d’huile végétale de 20 litres, qui se négociait à 32 dollars il y a quelques jours, se vend désormais entre 33 et 35 dollars. Le sac de savon Omo, auparavant vendu à 7 dollars, se négocie maintenant entre 8 et 9,5 dollars, voire 10 dollars américains, tandis que le riz est passé de 19,5 à 20 dollars chez certains vendeurs.
Certains petits commerçants confirment cette augmentation:
« Il y a une légère hausse des prix sur certains produits. Par exemple, l’huile végétale, le riz ainsi que la farine ont connu une augmentation ».
« Il en est de même pour nous qui vendons du savon Omo et de l’huile végétale. Nous souffrons. Le savon Omo, qui se vendait à 8,7 dollars, coûte aujourd’hui 9,5 dollars. Le bidon d’huile végétale, qui se vendait à 37 dollars, se négocie maintenant à 38 dollars. Nous demandons au gouvernement provincial de revoir sa mesure, car les conséquences seront néfastes pour les consommateurs ».
Toutefois, cette augmentation n’est pas généralisée. Sur l’avenue Rwenzori, une vendeuse affirme ne pas avoir modifié ses prix, disposant encore d’un stock suffisant acheté avant l’entrée en vigueur de la mesure. Ainsi, le sac de farine de maïs reste à 18 dollars, tandis que celui du riz est maintenu à 20 dollars.
« Nous n’avons pas encore augmenté les prix. Nos produits gardent le même prix parce que nous n’avons pas encore renouvelé le stock depuis la prise de cette mesure. La farine garde donc son prix jusqu’à maintenant », confie un petit revendeur.
Cette situation pourrait évoluer en fonction de l’approvisionnement des marchés dans les prochains jours.
Julienne Muhima
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