Politique

RDC : réviser la constitution en temps de guerre ? Le Professeur Malonga met en garde contre les risques

Le débat sur la révision ou le changement de la constitution lancé par Félix Tshisekedi et le parti présidentiel continue de diviser l’environnement sociopolitique congolais.

Selon l’abbé Professeur Muhindo Malonga, enseignant de droit constitutionnel à l’Université Catholique du Graben, l’opportunité de réviser la constitution dans un contexte où une partie du pays est sous occupation et en situation de guerre est inappropriée. Cette révision serait non seulement inutile, mais également dangereuse, compte tenu de la situation actuelle.

Malonga rappelle que l’article 219 de la constitution interdit toute révision durant des périodes de crise majeure, comme l’état de siège, l’état d’urgence ou la guerre. Pour lui, cette interdiction est un principe fondamental, qui ne peut être remis en question.

« D’abord, avant même de s’interroger sur les conséquences, il faut voir l’article 219. Il dit quoi ? Il y a des périodes pendant lesquelles on ne peut pas réviser, notamment lorsqu’il y a état de siège ou état d’urgence, lorsque le pays est en guerre, lorsqu’il y a un intérim présidentiel, ou lorsque les députés et sénateurs sont dans l’impossibilité de se réunir. Aujourd’hui, nous sommes dans une circonstance où une partie du pays est en état de siège. Donc, du point de vue des circonstances, on ne devrait pas réviser la constitution actuellement. Et même s’il y avait un processus de révision en cours, on devrait l’interrompre et attendre que le pays retrouve son intégrité. Nous sommes en train de nous distraire avec des questions qui ne sont pas urgentes, alors qu’il y a des questions prioritaires, comme la restauration de la paix et de l’intégrité territoriale. »

Pour Malonga, les dirigeants devraient concentrer leurs efforts sur des questions prioritaires telles que la restauration de la paix et de l’unité nationale, au lieu de lancer un débat constitutionnel qui risquerait de détourner l’attention des véritables enjeux.

Le débat autour de la révision ou du changement de la constitution, lancé par Félix Tshisekedi et le parti présidentiel, divise profondément l’environnement sociopolitique congolais. Les évêques catholiques appellent à une « mobilisation générale » pour décourager cette initiative, qu’ils qualifient de « dangereuse » pour le pays.

Du côté du pouvoir, certains estiment que certaines dispositions de l’actuelle constitution sont devenues caduques et nécessitent un changement, d’où la mise en place d’une commission spéciale pour examiner la question dès l’année prochaine, comme annoncé par le chef de l’État lors de son séjour à Kisangani.

Au sein de l’opposition et dans certaines organisations de la société civile, ces arguments ne convainquent pas. Elles accusent le régime de Félix Tshisekedi de vouloir s’éterniser au pouvoir, au détriment de la volonté de la population.

Georges Kisando Sokomeka

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4 Commentaires

  1. La révision de la constitution est une violation d’elle même, le président de la République ne devrait pas prendre cette initiative à la hâte sans pouvoir voir ce dont la population a besoin comme son disque slogan « le peuple d’abord » nous, population on ne veut pas que notre constitution soit violée à ce temps ci, il n’est pas opportun de faire la révision ou le changement de cette constitution car la constitution n’a pas besoin d’être changée mais c’est juste une réunion des mauvais esprits qui veulent s’accaparer la RDC qui appartient à nous tous, congolais,,, Nous demandons à la cour constitutionnelle de nous interpréter les articles 218,219 et 220 de la constitution en question avant cette révision. Le peuple d’abord, nous voulons la paix, l’égalité entre peuple, plus la corruption et plus le chômage.

  2. La révision de la constitution est une violation d’elle même, le président de la République ne devrait pas prendre cette initiative à la hâte sans pouvoir voir ce dont la population a besoin comme son disque slogan « le peuple d’abord » nous, population on ne veut pas que notre constitution soit violée à ce temps ci, il n’est pas opportun de faire la révision ou le changement de cette constitution car la constitution n’a pas besoin d’être changée mais c’est juste une réunion des mauvais esprits qui veulent s’accaparer la RDC qui appartient à nous tous, congolais,,, Nous demandons à la cour constitutionnelle de nous interpréter les articles 218,219 et 220 de la constitution en question avant cette révision.

  3. Nos félicitations face à la réaction du p.o muhindo malonga telesphor un professeur constitutionnaliste
    Nos réaction est que la question de la révision constitutionnelle ne pas une question qui peut faire débat a ces jours .
    Le régime kisekiste violé grave la constitution , la cour constitutionnelle doit sanctionné pénalement le président
    Pour la haute trahison du pays , la violations graves de la constitution qui est la loi fondamentale

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