Ébola en RDC : vigilance accrue face à un variant sans vaccin

Une nouvelle épidémie d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo, sévit en Ituri, dans le nord-est de la RDC. Ce variant hautement létal (jusqu’à 50 % de mortalité) ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique validé, a affirmé samedi 16 mai, Dr Jean Kaseya, Directeur général d’Africa CDC, le Centre de contrôle et de détection des maladies.
Pour la RDC, il s’agit d’une première apparition de la souche Bundibugyo depuis 1976.
Risques de propagation du virus vers le Nord-Kivu
Beni et Ituri partagent en commun le même contexte sécuritaire. Les deux régions connaissent aussi une forte démographie ainsi qu’une importante mobilité de la population.
Dans certaines zones de santé du territoire de Beni, les équipes cadres ont largement relayé la communication du ministre congolais de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, insistant sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, la communication sur les risques et l’engagement des communautés contre la maladie.
A travers certaines émissions radiodiffusées, les autorités sanitaires invitent la population à observer les mesures d’hygiène :
- Lavage des mains avec de l’eau propre et du savon ou du chlore ;
- Cuir suffisamment les aliments notamment la viande de brousse ;
- Faire confiance aux équipes médicales et collaborer avec elles pour protéger et sauver des vies ;
Par ailleurs, elles appellent les habitants à éviter tout contact avec les animaux malades ou morts, éviter aussi de les consommer.
Des actions sur le terrain
Dans les trois zones de santé affectées, Rwampara, Mongwalu et Bunia, les équipes du ministère de la santé, avec l’appui des partenaires, renforcent la surveillance épidémiologique et biologique. Elles procèdent à l’isolent strict des malades suspects ou confirmés.
La prise en charge des cas est gratuite et holistique.
Le gouvernement assure le déploiement des médicaments de base : du sang sécurisé, des molécules thérapeutiques, des réactifs et d’équipements de laboratoire.
Pour le ministre congolais de la santé, le pays dispose d’une expertise avérée dans la gestion de cette maladie. Il assure la population des dispositions nécessaires déjà prises, appelant toutefois à la vigilance, la collaboration et la solidarité, pour vaincre cette nouvelle épidémie.
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