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Beni : numérisation des espaces publics de l’État sur fond d’inquiétudes à Kasindi

L’opération d’identification et de numérisation des espaces publics de l’État, lancée il y a quelques jours à Kasindi, dans le secteur de Ruwenzori, suscite des inquiétudes parmi les habitants. Nombreux redoutent ce qu’ils qualifient d’empiètement sur leurs parcelles. Toutefois, société civile et autorité locale rassurent. Les travaux  sont réalisés  par une commission conduite par madame Kimala Déborah, experte à la cellule provinciale de la numérisation du cadastre, chargée de l’identification du patrimoine foncier et immobilier de l’État congolais.

Alors qu’ils se déroulent normalement, la société civile locale, affirme avoir recueilli de nombreuses plaintes de la population, qui redoute l’empiétement sur certaines parcelles.

« Au cours de ces échanges, plusieurs habitants ont dénoncé l’attribution jugée illégale de certaines parcelles privées à des structures citoyennes, ainsi qu’à quelques services de sécurité basés à Kasindi. Face à cette situation, la société civile rassure les victimes et toute la population que rien ne sera entrepris en violation des lois de la République Démocratique du Congo et des droits légitimes des propriétaires concernés », affirme Paul Zaidi, rapporteur des forces vives du groupement Basongora. 

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Un autre message d’assurance émane de l’autorité locale. Le fonctionnaire délégué du gouverneur à Kasindi, Barthelemy Sivavuyirwa, assure que seuls les espaces appartenant à l’État congolais sont concernés. Certains sont même destinés à l’utilité publique, notamment à l’installation de poubelles publiques.

« Les autorités provinciales ont pris la décision d’envoyer une commission sur place ici à Kasindi pour l’identification des lieux publics. Avec la commission d’identification des parcelles, en tout cas, nous venons d’acquérir au moins quatre à cinq parcelles pour la poubelle publique. La population ne doit pas chercher à créer des problèmes là où il n’y en a pas. Et je n’ai jamais appris que la commission a cédé une parcelle à la société civile ».

Dans cette agglomération, la partie dite « Congo Ya Sika », riveraine du Parc National des Virunga, est aussi depuis longtemps confrontée à des conflits fonciers. Ils opposent tantôt l’ICCN à certains occupants, tantôt des particuliers à certains agents de l’État régulièrement accusés de spoliation de parcelles.

Dans la foulée, le gouverneur militaire du Nord-Kivu avait interdit, en 2025, toute activité dans cette partie conflictuelle.

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