Nord-Kivu : La société civile de Musienene exige le départ immédiat des groupes armés Wazalendo accusés d’exactions innombrables

La société civile et les forces vives de Musienene ont remis, le 17 septembre 2025, un mémorandum à l’administrateur militaire du territoire pour dénoncer les exactions commises par certains éléments se réclamant du mouvement Wazalendo, actifs dans plusieurs villages de la chefferie des Baswagha. Ils réclament leur départ immédiat et la sécurisation durable de la zone.
Ces actions interviennent après la mort de l’opérateur économique Adidja, survenue dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 septembre, qui a déclenché des manifestations contre les Wazalendo. Lors de ces manifestations, les groupes armés ont ouvert le feu sur les manifestants, causant un autre décès. La société civile dénonce également :
« Tirs incontrôlés et gaspillage de munitions ; Perception illégale de taxes et amendes ; Érection de barrages routiers non autorisés avec extorsion de biens et d’argent ;Usurpation du pouvoir judiciaire et circulation incontrôlée d’armes ; Atteintes aux droits humains, dont arrestations arbitraires de civils, comme Charles Kambale et Vianney ».
Pour restaurer la sécurité, la société civile recommande :
« Départ immédiat des Wazalendo ; Libération des civils arrêtés arbitrairement et transfert vers les juridictions compétentes ; Renforcement du déploiement des FARDC ; Organisation d’une conférence civile-militaire ; Enterrement digne des victimes après le retrait des groupes armés ».
Mardi 16 Septembre aux heures vespérales, les positions des Wazalendo ont été attaquées et incendiées par des inconnues. Le coordonnateur de la Synergie de ces résistants Front Grand Nord a annoncé qu’il entamerait des négociations pour leur départ.
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