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Butembo : des avenues menacées de disparition sur la carte de la ville, le maire accusé d’indifférent   

De plus en plus certaines avenues du centre commercial de Butembo au Nord-Kivu risquent de disparaitre sur la carte de la ville. A la base, des gros trous remplis des eaux de pluie aux allures de véritables lacs se sont déjà formés dans presque toutes les artères rendant la circulation presque impossible. Constat de La Voix de l’UCG, ce mercredi 17 septembre 2025.

 Sur avenue du Centre, en plein cœur de la ville, un  trou comparable à un étang piscicole s’est déjà formé à environs 150 mètres du bureau de la commune Kimemi. Depuis mardi 16 septembre, la traversée des engins roulant y est devenue impossible à la grande amertume des usagers, principalement les conducteurs de taxi-moto.

« Celle-ci est la principale avenue de la ville, elle est dite avenue du Centre, normalement elle ne peut pas ressembler à ça », s’exclame un riverain trouvé sur le lieu.

 « L’avenue est devenue comparable à un lac, on peut y élever des poissons.  Donc, cela signifie que si un étranger vient visiter Butembo, c’est celle-là l’image qu’il retiendra de Butembo. C’est vraiment déplorable dans une ville où les recettes fiscales sont autant mobilisées », déplore un conducteur de taxi.

Témoins de plusieurs cas d’accidents enregistrés à cet endroit, quelques riverains ont désespérément érigé une barrière sur cette voie, afin de pousser les autorités à agir, mais rien n’a été fait jusqu’à ce mercredi.

« Hier, un triporteur est tombé dedans. Tout ce qu’il transportait s’est déversé au sol flottant sur ces eaux. C’est ainsi que certains hommes du quartier ont barré la route à l’aide d’une corde en espérant que la mairie viendrait réparer l’endroit. Des jeunes du quartier se sont rendus compte que ce trou représente un réel danger, quelqu’un risquait d’y perdre la vie », ajoute le riverain.     

 Ce trou n’est pas un cas isolé. Plusieurs autres principales avenues de la ville se trouvent dans le même état d’impraticabilité. Un autre lac s’est formé à côté de l’ancien bureau du groupe mobile d’intervention. Ce, en dépit de l’initiative des autorités qui se consacrent au  salongo hebdomadaire du vendredi. « Un salongo de façade », déplore un habitant qui dénonce le fait qu’il est réalisé sur les artères asphaltées à lieu et place des avenues en terre battue.

« C’est une   honte pour les autorités de la ville, elles nous embrouillent en balayant la route le matin de chaque de chaque vendredi. Comment on peut balayer une route asphaltée qui est en bon état et laisser les avenues délabrées. Qu’elles entrent dans les avenues, la grand route est bon état ».

Quoi qu’il en soit, cette période pluvieuse est venue mettre en nue l’état d’impraticabilité des artères principales et secondaires de la ville souvent décrié par certaines organisations de la société civile.  

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