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Axe Butembo-Manguredjipa : ce cri de détresse des usagers face au délabrement de la route

Les usagers de l’axe Manguredjipa–Kathambi–Butembo dénoncent l’impraticabilité de cette route. Entre nids-de-poule, ponts endommagés et multiples barrières, ils disent faire face à d’énormes difficultés qui impactent directement le coût du transport ainsi que le prix des denrées alimentaires dans la région.

Selon les conducteurs rencontrés sur l’avenue Ngulo, au parking des motos desservant ce tronçon, la route est fortement détériorée de Manguredjipa jusqu’à Kathambi. De profonds nids-de-poule ralentissent considérablement la circulation. Héritier Kasereka, taximan fréquentant cet axe, explique que cet état de délabrement empêche le transport des marchandises dans des délais raisonnables.

Il fustige également les tracasseries routières avec 12 barrières érigées sur ce tronçon. Selon ses dires, les taxes exigées oscillent entre 12 000 et 15 000 francs congolais au total sur le trajet, bien que les montants par poste varient.

« La route est impraticable de Manguredjipa jusqu’à Kathambi. Partout, il y a des trous. Il y a aussi des tracasseries au niveau des barrières. Chez les FARDC, nous payons ; au péage route, c’est 3 000 francs congolais, et chez les Wazalendo, 1 000 francs ».

En conséquence, le prix de la course est passé de 30 000 à 50 000 francs congolais. De son côté, Kivo Kakule évoque l’état de délabrement avancé des ouvrages d’art. Selon lui, certains ponts sont tellement endommagés que les usagers sont obligés de traverser à même l’eau, mettant en péril leurs vies et leurs marchandises.

« Les ponts sont détruits. Nous n’avons plus de passage, alors nous traversons dans l’eau. Nous nous étonnons de devoir payer des taxes alors que la route reste en cet état. Nous appelons les autorités à réhabiliter cette route de toute urgence ».

Kasereka Jean-Claude, un habitué de ce tronçon, recommande aux autorités compétentes d’accélérer les travaux de réhabilitation en utilisant des engins adaptés au lieu du travail manuel actuellement déployé.

« Réparer cette route manuellement est inefficace. Elle devrait être réhabilitée avec des tracteurs. Lors de mon dernier passage, j’ai vu des femmes travailler avec des houes. Il faut impérativement utiliser des machines ».

Pour rappel, cette route avait été remise en bon état il y a quelque temps après des travaux réalisés par la société SSV. Cependant, depuis peu, les bourbiers ont refait leur apparition, rendant à nouveau l’axe impraticable.

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