Sud-Kivu : le gouvernement dévoile un rapport accablant sur les exactions attribuées à l’AFC/M23 à Uvira
Après des travaux de documentation approfondis, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a présenté mardi 7 avril un rapport détaillé portant sur de graves violations des droits humains qui auraient été commises par les rebelles de l’AFC/M23 lors de leur occupation de la ville d’Uvira et de ses environs, dans la province du Sud-Kivu, avec le soutien du Rwanda.
Selon ce document officiel, plus de 15 000 personnes auraient perdu la vie, soit directement au cours des offensives armées, soit indirectement en raison du manque d’accès aux soins de santé. Le gouvernement fait également état de plus de 14 400 femmes victimes de violences sexuelles durant cette période de violences.
Ces atrocités auraient provoqué le déplacement massif de populations, avec plus de 300 000 personnes contraintes de fuir leurs foyers. Le rapport souligne également un impact dramatique sur le secteur éducatif, avec plus de 12 000 enfants privés de scolarisation.
Dans la même dynamique que certaines organisations internationales de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, les autorités congolaises affirment avoir mis au jour plusieurs fosses communes après le retrait des rebelles de cette zone stratégique. À Mayi Moto, trois fosses communes auraient été découvertes, contenant 115 corps. À Kilomani, une autre fosse renfermerait 31 dépouilles. D’autres sites similaires auraient également été identifiés à Kala et à Rutembo.
Le ministre des Droits humains a assuré que ces actes graves ne resteront pas impunis et que les enquêtes se poursuivront afin d’établir les responsabilités.
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