
Cent quarante-deux nouveaux cas du VIH/Sida ont été enregistrés entre janvier et octobre 2025dans la zone de santé de Butembo au Nord-Kivu. Ces chiffres ont été livrés aux participants àl’atelier de sensibilisation contre cette maladie organisé ce lundi 1 décembre par l’ONG Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé (FEPSI). C’était à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida, célébrée le 1er décembre de chaque année.
Organisée autour du thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », cette séance a permis sensibiliser aux défis liés à la lutte contre cette maladie. Selon Adelard Kambere, chargé de la sensibilisation sur le VIH SIDA en zone de santé de Butembo, plusieurs facteurs freinent encore les efforts de lutte contre cette maladie dans la région.
Il cite notamment la pauvreté, les déplacements de la population dus à la guerre, la mauvaise utilisation du numérique, le manque d’éducation familiale et les mœurs. Pour lui, ces perturbations favorisent la propagation du VIH/Sida et affaiblissent la riposte.
« Nous avons cités la situation sécuritaire, il y a les mœurs , il y a aussi la transformation numérique, avec différentes plateformes comme le WhatsApp qui amènent les gens à s’en donner à des activités sexuelles, nous allons dire qu’il y a un peu de perturbation , il n’y a pas des tests pour permettre de dépister beaucoup des gens , il y a aussi des soucis au niveau de la prise en charge des enfants nés des mères dépistées positives , il n’ y a pas la ‘Névirapine’ qu’on donne à l’enfant pour faire une prévention, la conséquence est les gens vont vivre sans être dépistés »
Il appelle ainsi à renforcer la sensibilisation, à améliorer l’éducation sanitaire au sein des familles et à intégrer les jeunes dans la stratégie de prévention. La séance a réuni des jeunes et des leaders communautaires, tous engagés à transformer la réponse locale au VIH/Sida malgré de nombreux défis.
Julienne Muhima
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