Butembo : la mesure interdisant la pollution sonore peine à être appliquée, les riverains se plaignent et l’ACTNK promet
La mesure interdisant la pollution sonore prise en commun accord entre la SOCODA, le service urbain de la Culture et des Arts, et les responsables des cabines de téléchargement de musique de Butembo, peine à être appliquée. Si l’ACTNK promet restituée d’abord à ses membres les obligations y relatives, au centre commercial de Butembo les riverains des cabines de téléchargement musique se plaignent.
C’est ce mixage de son qui anime le centre commercial et les quartiers des quatre communes de Butembo. Ici, des films et là des musiques. Tout cela gêne les riverains. C’est le cas de Kambale D’Alzon, jeune tenancier d’une imprimerie sur avenue Rwenzori. Des fois, ses clients décident de s’en aller travailler ailleurs faute de concentration suite aux sons mixés des cabines environnantes.
« Ces musiques me dérage, des fois, tu veux te concentrer et tu n’y parviens pas à cause de la pollution sonore et ça dévient gênant. Il faudra que les autorités intensifient leurs démarches » plaide-t-il
Même son de cloche pour monsieur Azael vendeurs ambulant des produits cosmétiques au centre-ville.
« De temps en autres, ces musiques me dérangent en vendant mes commerces surtout quand il s’agit des films » Léonie Wasinjya vendeuse des denrées alimentaires au centre-ville, elle, appelle les autorités compétentes à endurcir la mesure interdisant la pollution sonore venue des cabines de téléchargement musique.
« Que les autorités fassent la ronde de la ville et interdire aux tenanciers des cabines de hausser leurs volumes » exhorte-t-elle
Kinos Visika, représentant de l’Association de charge et téléchargement du Nord-Kivu (ACTNK), dans une interview accordée ce jeudi à la Voix de l’UCG, promet réunir tous les membres pour une restitution, et la mise en application de la mesure suivra.
« Nous n’avons pas été sensibilisés avant. Et, quand nous avons été invités, l’autorité ne nous a pas parlé de quoi il s’agira réellement. C’est vraie le problème est ressenti par la population. Nous comptons réunir tous les membres pour restitution et la mise en application suivra » promet-il
La rencontre, tenue à l’hôtel de ville le 29 juillet, visait à répondre aux nombreuses plaintes des habitants vivant à proximité de ces cabines. Maître Merveille Kikusa, chef d’agence SOCODA/Butembo, a précisé que le bruit excessif est devenu un problème. Il a aussi rappelé qu’un communiqué avait déjà été signé avec le maire pour limiter le volume sonore, mais il n’a pas été respecté. Désormais, les appareils ne doivent pas dépasser 20 % de leur capacité a-t-il insisté.
Elisha Kindy
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