ActualitéSocieté

Nord-Kivu : le terrorisme se combat par le renseignement et la vigilance, et non dans la rue par des journées « villes mortes » ou des marches (Kasongo Moïse)

Les terroristes comme ceux des Forces démocratiques alliées (ADF) ne se combattent pas par des marches ni des villes mortes dans la rue. D’où une prise de conscience populaire dans la ville de Butembo. C’est ce qu’indique l’acteur politique Kakule Kasongo Moïse, ce mardi 11 août 2026, dans un message en réaction aux initiatives des journées décrétées sans activités, par des mouvements citoyens et groupes de pression du Nord Kivu.

Selon cet acteur politique, les centres urbains constituent un lieu de refuge pour les habitants ayant fui leurs villages à la suite de l’activisme des terroristes ADF. Pour lui, il est inadmissible que les militants se livrent à des actions de rue, qui ne facilitent pas la vie des déplacés présents dans la ville de Butembo. Il s’agit, à l’en croire, d’une distraction qui jouerait en faveur de l’ennemi.

Selon Kakule Kasongo, l’objectif des ADF est de créer l’insécurité dans les centres urbains, après les massacres de civils dans les agglomérations. Une situation qui conduirait les habitants dans des sites de réfugiés, qui seraient installés dans des pays voisins du Congo.

« Par rapport aux ADF, il faut noter que le terrorisme ne se combat pas dans la rue par des marches ou villes mortes. Ça, c’est seulement une distraction. Donc ce à quoi nous assistons tous les jours est une distraction ou bien une manipulation de l’ennemi pour terroriser le milieu urbain. Ces milieux qui sont des lieux d’asile pour ceux qui sont chassés dans les champs, comme c’était prévu dans le plan de massacre. Parce que dans le plan de massacre, il fallait créer l’insécurité dans les campagnes, dans les milieux ruraux, concentrer les gens dans les centres urbains, et puis créer l’insécurité dans les centres urbains pour ouvrir des couloirs humanitaires afin de conduire cette population dans des camps de réfugiés qui étaient déjà en préparation dans les pays voisins. Et nous pensons que lorsque nous déstabilisons les centres urbains, nous jouons en faveur de l’ennemi ».

Au même moment, notre source appelle les organisateurs des villes mortes à développer la culture du renseignement et de la surveillance mutuelle. Cela, en renforçant la coopération avec l’armée loyaliste. Il encourage le gouvernement, au même moment, à mettre en place une défense locale, pour éradiquer le phénomène ADF.

« Pour combattre le terrorisme, il faut développer un sens élevé du renseignement, de surveillance mutuelle, de coopération mutuelle avec des forces plus expérimentées à l’instar de l’UPDF et de la MONUSCO. Elles ont beaucoup d’expérience dans ce domaine. Par exemple, l’Ouganda a vécu aussi les ADF, le terrorisme, mais en quelque temps, il a su éliminer ce mouvement. Ce que nous devrions exiger de notre gouvernement, c’est l’accélération du processus de formation de la défense locale, tel que l’a toujours recommandé notre partenaire fiable, l’UPDF ».

Notons que, pour fustiger telle ou telle situation, les militants des mouvements citoyens et groupes de pression appellent généralement à des journées sans activités ou à des marches de protestation.

Glodi Mirembe

Partager:

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page