Sécurité

Lubero : La Société Civile appelle l’armée à plus de fermeté face aux menaces du M23 de prendre le contrôle de Butembo et Beni avant 2025

Si le gouvernement ne prend pas au sérieux les alertes de la population, ce que l’on redoute pourrait se produire : un débordement des rebelles du M23 vers les localités situées autour du lac Édouard. Cette inquiétude a été exprimée par la Société Civile de Lubero, face à la reprise des combats intenses depuis lundi 2 décembre entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23 sur plusieurs fronts, notamment à Hutwe, Mathembe et aux environs de Kaseghe, dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu.

Selon Monsieur Muhindo Tafuteni, président de la Société Civile de Lubero, le M23 multiplie les assauts dans le but de conquérir davantage de territoires dans le Grand Nord de la province, avec les villes de Butembo et Beni dans sa ligne de mire. Pourtant, des alertes avaient été lancées concernant le renforcement des rebelles en hommes et en logistique.

« Les rebelles du M23, comme à leur habitude, continuent d’intensifier leurs attaques sur le côté   de la région. Ils semblent vouloir s’appuyer sur la côte ouest du lac Edouard pour tenter de prendre Butembo et Beni. D’après leurs déclarations, ils ont averti la population qu’ils vont contrôler ces   deux villes d’ici le 1er  janvier. Pourtant, lorsque des alertes sont émises, le gouvernement a tendance à les prendre à la légère. Aujourd’hui, les attaques ont déjà commencé ».

Pour Muhindo Tafuteni, l’armée doit absolument empêcher un débordement des rebelles sur le lac Édouard, notamment dans les localités de Kamandi Lac, Lunyasenge et Kyavinyonge. Une telle situation exposerait des zones comme Kipese, en territoire de Lubero, Kyondo, en territoire de Beni, ainsi que les villes de Beni et Butembo.

« Outre le renforcement des normes de sécurité, il est crucial que le gouvernement s’engage avec détermination pour assurer la protection de la population. Ce qui a souvent été appelé un « repli stratégique » mettrait en péril les entités menacées. », Ajoute-t-il.

« La guerre  affecte particulièrement les habitants des zones ciblées par ces attaques. Il est important de comprendre que les conséquences risquent d’être lourdes, tant pour Butembo que pour Beni ».

Malgré le maintien du contrôle de l’armée sur Alimbongo, les combats provoquent des déplacements massifs de populations vers des zones plus sécurisées comme Kitsombiro, Alimbongo et Kirumba, où beaucoup n’ont pas d’abris. Ces affrontements ont également causé des dégâts matériels, notamment la destruction de deux maisons par des bombes larguée à l’aveuglette par le M23, selon l’armée, à proximité de l’hôpital d’Alimbongo, selon l’armée

 

 

 

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