Societé

Butembo : une pétition déposée à  la mairie par Me Sekera pour la délocalisation de la barrière de Komba

La barrière située au quartier Komba, en pleine ville de Butembo, est devenue un véritable calvaire pour les habitants. Elle est synonyme de tracasseries, notamment des paiements injustifiés, des intimidations et des extorsions ciblant en particulier les résidents du quartier Malende et ceux qui s’y rendent régulièrement. Face à cette injustice, Me Kasereka Sekera a déposé ce vendredi 10 janvier  une pétition à la mairie de Butembo pour interpeller les autorités locales.

Les usagers de l’axe Komba-Malende sont contraints de payer quotidiennement une somme variante entre 500 et 2 mille FC entre les mains de la société SSV de Madame Vihumbira Getou, attributaire de l’axe Butembo-Mangoredjipa. Cette situation constitue une grave discrimination et une violation du droit de libre circulation des citoyens congolais, déplore Me Sekera. Dans son plaidoyer, il exhorte les élus nationaux et provinciaux à agir immédiatement pour supprimer cette barrière et protéger les droits des habitants. Il appelle également à une mobilisation collective contre ces abus, tout en critiquant les rivalités politiques inutiles qui détournent l’attention des véritables préoccupations de la population.

A part les tracasseries à la barrière de Komba, Me Sekera évoque également dans une note de plaidoyer 14 problèmes quasiment non systématiquement suivis en Ville de Butembo. Ces problèmes sont en rapport avec la fiscalité, la salubrité, l’emploie pour les jeunes, le social etc.

Voici l’intégralité de ces problèmes.

  1. La barrière en pleine ville de Butembo, plus précisément à Komba, avec toutes les tracasseries (extorsion d’argent et intimidations) qui s’en suivent surtout des habitants du quartier Malende (ou des personnes qui s’y rendent souvent) qui doivent payer de l’argent pour quitter et aller chez eux : une discrimination inadmissible et une violation du droit d’aller et de venir reconnu aux citoyens congolais.
  2. Le drame humanitaire lié à la guerre avec notamment la question de la non prise en charge  des déplacés de guerre. Nombreux sont dans des familles d’accueils, familles qui n’ont pas nécessairement assez des ressources.
  3. L’épineuse question sécuritaire en soi : on ne sent pas un engagement solide à la hauteur du défi et on ne voit pas de très fortes et pertinentes propositions pour aider le gouvernement dans les efforts de résolution adéquate de cette question : ce sont nos élus d’ici qui seraient très visibles, très pertinents et très prolifiques dans les propositions sur ce qu’il faut encore et encore essayer de faire jusqu’à éradiquer totalement ce problème devenu quasiment chronique !
  4. La surtaxation et tracasserie fiscale dans cette ville commerciale (en tout cas l’une des deux ou trois premières villes commerciales de la RDC) : fléau de fuite des commerçants vers d’autres milieux parce qu’ici, ça ne va pas ! Pourquoi ne pas imiter l’Ouganda et les autres pays de la région (en matière de fiscalité) qui ne demandent pas trop ? Trop d’impôts tuent l’impôt ! Où sont les propositions des élus ? C’est curieusement un élu d’ailleurs qui a soulevé la problématique de paiement des imprimés des valeurs (les bordereaux de versement) par les contribuables, une charge de plus et de trop, sans soubassement légal.
  5. La question ou le phénomène des enfants orphelins et mendiants abandonnés, enfants parfois exploités par certains adultes. Ce phénomène est aussi lié à la guerre avec tous ses corolaires.
  6. Le surpeuplement, la problématique de l’insuffisance alimentaire, de la prise en charge médicale et l’augmentation spectaculaire des décès à la prison de Kakwangura/Butembo.
  7. L’insalubrité dans les environs de cette prison où le contenu des fosses septiques se déverse dans les environs de la prison, à des endroits où habitent la paisible population et où même les enfants jouent. Des odeurs qui inondent parfois toute la partie environnante de la prison.
  8. La problématique de la non prise en charge et non suivi des dossiers de la quasi-totalité des fonctionnaires de l’Etat en ville de Butembo : à la RTNC, DGI, DGRAD, les enseignants, les médecins, les infirmiers,… : ceux d’ici devraient prioritairement et en totalité être pris en charge surtout suite à la guerre, solidarité nationale oblige !
  9. La problématique du bon fonctionnement de la justice : énumérations et éradications des antivaleurs qui seraient à la base de l’arbitraire. Le comportement de certains magistrats, surtout du parquet qui utilisent mal le pouvoir d’arrêter ou comme chantage et moyen de pression pour gagner de l’argent par des arrestations fantaisistes : non prise en charge des la majorité des greffiers, des secrétaires des parquets, des APJ et insuffisance de prise en charge des magistrats (un magistrat devrait être mis à l’abri du besoin et être maintenant très sévère son égard),… : Dans le territoire de Lubero, le Député National SOSTHENE en a fait son cheval de bataille (j’ai eu le témoignage de plusieurs fonctionnaires ou agents de l’Etat de ce territoire) avec des résultats palpables. Pourquoi un élu de Butembo ne le ferait pas aussi !
  10. La problématique de l’insalubrité et/ou de la difficulté de la gestion de cette question avec notamment la problématique des balayeurs de la ville de Butembo qui sont méprisés et traités injustement ou qui ont de bonnes propositions pour résoudre ce problème mais qui ne sont pas entendus.
  11. La problématique de la voirie urbaine et de la gestion de la taxe conventionnelle de reconstruction : L’asphaltage des rues Dénis Paluku (Anciennement Rue d’ambiance) et le Boulevard Julien PALUKU KAHONGYA (Rue Kinshasa), plus de 4 Kilomètres, avait couté plus ou moins de 2 Millions des dollars selon les chiffres recueillis dans le compte où logeait cet argent à la Rawbank (soit 650 000$ par Kilomètres, après renseignement) alors qu’il nous a été rapporté que l’asphaltage en cours du tronçon « laconcorde-rughenda », de 3 kilomètres, couterait plus 7 millions des dollars mais personnes ne fait le suivi pour comprendre de près comment ça se passe ou comment le coût des travaux actuels seraient très élevé (plus de 2 millions des dollars par Kilomètre au lieu de 650 000$) alors que c’est la population qui est en train de payer cet argent et que nous avons un sérieux besoin d’asphaltage de presque toutes les rues de la ville qui sont devenues impraticable. Ce qui interroge sur le rôle de l’OVD d’autant plus que, lorsque le goudron est abimé on colmate avec de la bout !?
  12. L’injustice du paiement des frais dits de « location compteur » du courant et de l’eau (à la REGIDESO) ainsi que la difficulté de rendre effective la concurrence dans le secteur de l’électricité en ville de Butembo pour contribuer à diminuer les abus de ENK qui sont favorisés par le fait que cette société sait qu’il n’y a pas d’autres alternatives pour les habitants de Butembo-Beni, qu’elle seule !
  13. Le recouvrement de la promesse de construction d’un stade moderne à construire en Ville de Butembo,  promesse que le Gouvernement central, à travers le ministre de sport, avait promis en 2018 après que l’équipe sportive AS NYUKI ait gagné la Coupe du Congo.
  14. Problématique de vente des terrains attribués à l’Etat après les lotissements.
  15. Nécessité d’accompagner et transformer les « Mutualités » (Associations, souvent des jeunes) qui sont très nombreuses en ville de Butembo, en des véritables ONG de Développement en leur dotant des documents nécessaires et du fonctionnement des véritables ONG modernes.

« J’interpelle les élus Nationaux et Provinciaux de la Ville de Butembo qui doivent être les porte-voix de la population et chaque autorité publique dans ce qu’elle devrait faire pour résoudre l’un ou l’autre de ces problèmes qui accablent la population », plaide Me SEKERA KASEREKA.

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