Nord-Kivu : « ceux qui prennent les images de la victime avant de lui apporter secours l’accompagnent à la mort », Joseph Ngerethi

« Face à une situation d’urgence, chacun peut agir pour sauver la vie par des gestes de premiers secours à apporter à la victime ». C’est ce que rappelle le chargé de secours et assistance également de la gestion de risques et catastrophes au bureau de la Croix-Rouge Butembo-Lubero. En marge de la journée mondiale des premiers secours célébrée ce lundi 9 septembre, Joseph Ngereti décourage ceux qui se livrent à la prise des images de victimes au lieu de leur apporter secours.
Entre juillet et aout 2024, deux cas de noyade filmés ont été enregistrés à Goma, parmi lesquels celui d’un avocat qui nageait dans une piscine. Ce dernier est mort dans l’eau alors que ceux qui étaient censés lui apporter les premiers secours étaient en train de le filmer. De plus en plus cette pratique est en train de s’enraciner dans notre société, déplore Joseph Ngereti chargé de secours et assistance au bureau de la Croix-Rouge Butembo-Lubero.
« En tout cas cette pratique cause du retard dans le processus de sauver la vie de la victime. Le plus important c’est de l’aider à sortir de l’eau pour le cas de noyade, mais lorsque les gens se mettent à prendre les photos, ils accompagnent la victime à la mort plutôt que de sauver sa vie. De même pour un accidenté, il faut d’abord s’occuper de lui pour lui éviter la mort », a-t-il interpelé lors d’une interview accordée à La Voix de l’UCG.
La journée mondiale de premiers secours est une occasion de rappeler la nécessité de se former sur les gestes qui sauvent, car chacun peut agir face à une situation d’urgence. En milieu professionnel par exemple, les employés formés aux premiers secours peuvent réduire les risques d’accidents ou de blessures graves éventuels, conseil ce volontaire de la Croix-Rouge Butembo-Lubero.
Jackson Sivulyamwenge
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