Butembo : les agents du PDDRC-S en grève depuis trois semaines

Les agents du programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation PDDRCS antenne de Lubero-Butembo viennent de totaliser 3 semaines passant nuit au bureau de ce service en ville de Butembo. C’est suite à leur mouvement de grève exigeant 23 mois de salaire impayé. Dans une interview accordée à la Voix de l’UCG lors de sa descente à ce bureau ce mercredi 7 Aout 2024, ils annoncent pour bientôt d’autres actions à Butembo si le gouvernement continue a faire la sourde d’oreille à leurs revendication.
Rencontré la matinée autour du feu avec des marmites servant pour leur cuisine, les grévistes se disent déterminer à poursuivre leur action jusqu’à ce qu’ils seront remis dans leur droit. Selon Mumbere Amini charger de mobilisation et communication au sein du PDDRCS Butembo, depuis qu’ils sont à leur bureau depuis maintenant 3 semaines, le gouvernement congolais ne fait que rester distant et ne donne aucune assurance quant au payement de leur salaire. En s’appuyant sur la justice congolaise, Mumbere Amisi et compagnons tiennent bon dans leurs démarches et envisagent changer des stratégies de revendiquer jusqu’à ce que leurs cris parviennent au Gouvernement.
« L’argent viendra. Si on ne nous paye pas, il y aura aussi d’autres actions de grève que nous allons envisager. Parce que nous sommes dans un état de droit. Il y a aussi la justice qui est indépendante dans notre pays et nous allons faire recours aux instances compétentes. Après beaucoup de marches, tout ça, nous allons toujours réclamer jusqu’à ce que nous soyons dans nos droits parce que c’est constitutionnel. On ne peut pas baisser le bras et nous ne pouvons même pas renoncer par rapport à cette situation tant que nous n’aurons pas gain de cause. Nous allons toujours aller de l’avant dans nos démarches »a-t-il expliqué.
Signalons que les agents du PDDRSC Butembo-Lubero, impayés depuis plus de 23 mois, ont décidé de déménager de leur foyer et commencer à passer nuit aux tours du feu. Durant cette période, de grève ceux-ci ne reçoivent plus des ex combattants qui peuvent avoir la volonté de se rendre a déploré notre interlocuteur.
Julienne Muhima
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