Beni : Plus de 100 morts en une semaine, la Société Civile d’Oicha décrète un arrêt des activités du 29 au 31 août

La Société Civile de la Commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, s’est réunie ce vendredi 26 juillet pour aborder la situation sécuritaire alarmante qui sévit dans la région. Après une analyse approfondie, cette organisation citoyenne a pris la décision de décréter trois jours d’arrêt des activités socio-économiques dans la commune d’Oicha.
Isaac KAVALAMI, président de la Société Civile de la Commune d’Oicha, a exprimé sa consternation face au triste bilan d’une semaine marquée par la perte brutale de plus de 100 vies, exécutées atrocement par les terroristes ADF dans un triangle englobant les territoires de Lubero, Beni et Irumu.
« Pas d’activités, pas de taxis, pas de voitures, pas de marchés, il n’y a pas tout, tout sera fermé et nous allons réfléchir sur ces problèmes. Mais voilà, dans une semaine, nous sommes à plus 100 personnes tuées innocemment. La deuxième décision, c’est de remplacer les unités qui semblent être faibles, il y a des militaires qui ont passé beaucoup de temps à l’Ouest de la RN, tous ces gens doivent être remplacé et apporter la nouvelle brigade.
La troisième décision, c’est le démantèlement de toutes les barrières à l’accès aux champs. Comment comprendre que quelqu’un qui porte un corps sans vie arrive à la barrière et qu’on lui demande de payer. Quelle cupidité, tous ces gens qui font payer des taxes au niveau des barrières seront traqués.
L’autre décision que nous avons prise est de demander aux jeunes volontaires pour la défense de la patrie de venir s’enregistrer au bureau de la société civile. Tous les Wazalendo, les vrais Wazalendo, venez au bureau de la société civile. Nous allons organiser une troupe qui va travailler avec l’armée pour voir si nous pouvons défendre notre milieu »
Il est à noter que des combattants ADF ont délibérément ciblé des civils lors de plusieurs attaques meurtrières au cours des sept derniers jours, tant au Nord-Kivu qu’en Ituri. Les récentes atrocités perpétrées par ces terroristes dans la localité de Babila Bakaiku, située dans le secteur de Béni Mbau, en territoire de Béni, ont entraîné la perte tragique de 30 vies.
Georges Kisando Sokomeka
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