Sécurité

GENOCOST : messe œcuménique et hommages populaires aux victimes à Butembo

La République démocratique du Congo commémore ce vendredi 2 août la journée nationale du GENOCOST, le génocide congolais pour des gains économiques. La Première ministre Judith Suminwa, représentante personnelle du Chef de l’Etat, va présider ce vendredi à Kisangani (Tshopo), les manifestations y relatives, en présence de plusieurs ministres, des autorités locales et bien d’autres personnalités et des partenaires du Gouvernement.  Le Fonds national de réparation des victimes des guerres et des conflits (FONAREV) assure l’organisation de cet évènement.  Pour les responsables de cette organisation, le Gouvernement a initié cette journée afin de rendre hommage à des dizaines des millions de Congolais morts à la suite des guerres et autres conflits armés qui endeuillent le pays depuis une trentaine d’années. Plusieurs villes de la RDC ont commémoré cette journée.

 

 

En ville de Butembo, un culte œcuménique a été célébré à la mairie de Butembo, en présence des différentes autorités politico-administratives et sécuritaires. Les intervenants venus des confessions religieuses réunies à ce culte ont appelé à l’unisson, à la paix et à l’amour envers les autres pour vivre en paix. L’apôtre Baliwa Nassor, Président des Eglises de Réveil au Congo, section Butembo, dans son message intitulé « Le sang des innocents crie justice », a démontré à travers les versets bibliques que le sang des frères et sœurs congolais versé continue à crier. Dieu voit et agira. Pour lui, ce sang des innocents sera vengé par l’Éternel, a-t-il dit.

« Pour le sang versé innocemment dans un pays, évoluer aujourd’hui à plus de 15 millions de personnes tuées, leur sang est en train de crier : Oh Dieu, fais-nous justice, qu’est-ce que nous avons fait ? »

Le révérend pasteur Denis Kalipi, le représentant de l’Église du Christ au Congo,  a appelé le peuple de Dieu présent à bannir les antivaleurs pour vivre en paix. Pour lui, la paix doit se construire d’abord avec son prochain. Il est allé plus loin en disant que construire la paix, c’est construire son environnement. On ne peut pas lutter pour la paix en détruisant l’environnement dans lequel on vit.

« Ceux qui conduisent sur le boulevard ici à Butembo, quittent la maison jusqu’au podium PSR, vous voyez comment conduire devient difficile ? Pourquoi ? Nous avons détruit l’environnement. Vous allumez le feu sur un fer ? Vous voyez maintenant où va la folie de l’homme ? Le feu s’allume sur un arbre ou une planche, mais pas sur le fer. Mais toi, tu prends le feu, tu le mets sur le fer et puis tu dis que tu luttes pour la paix ? Nous voulons la paix et un environnement sain. »

Le maire de Butembo présent à cette cérémonie a, à cette occasion, appelé ses administrés à bannir les antivaleurs pour contribuer au retour de la paix au pays.

Julienne Muhima

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