
Lors d’un café de presse organisé, mercredi 18 mars 2026, à Butembo (Nord-Kivu), l’organisation non gouvernementale (ONG) Première Urgence Internationale a partagé des chiffres encourageants de ses récentes interventions en République démocratique du Congo, principalement au Nord et Sud-Kivu et en Ituri. Plus de 6 000 consultations médicales réalisées et 811 cas de malnutrition traités depuis 2024 pour la seule province du Nord-Kivu.
L’organisation est présente en RDC depuis plus de 20 ans, mais c’est à partir de mai 2024 qu’elle est active dans les zones de santé de Beni, Oicha, Mabalako et Mutwanga, au Nord-Kivu, a révélé à la presse son Directeur-Pays, Dr EugideLale, rappelant l’importance de son action face à une crise humanitaire persistante.
Plus récemment, une équipe d’urgence a été déployée dans les zones de santé de Musienene et Butembo, notamment dans les aires de Nduko et Malende, pour renforcer l’accès aux soins, la prise en charge des urgences et la lutte contre la malnutrition.
« Dans le cadre de son projet intitulé « Garantir l’accès à des services de santé, de nutrition, de Protection et de soutien Psychosocial de qualité aux populations touchées par le conflit dans la province du Nord-Kivu », Première urgence Internationale a déployé une équipe d’urgence dans la zone de santé de Musienene et celle de Butembo en appui aux BCZ dans les aires de santé de Nzuko et l’aire de santé de Malende…Depuis le lancement de ces activités, nous avons réalisés 6 027 consultations: 6 027, 811cas malnutrition pris en charge ainsi que 60 relais communautaires formés », a -t-il fait savoir, saluant le travail remarquable du personnel du bureau central de la zone de santé dans les conditions particulièrement difficiles.
Le Directeur-Pays précise que les interventions de son organisation consistent à la fourniture de médicaments et d’équipements essentiels aux structures de santé, la formation et l’accompagnement technique du personnel de santé, le renforcement de la prise en charge des urgences médicales et des maladies prioritaires, ainsi que le renforcement de l’accès aux soins de santé dans des zones en situation difficile.
Cependant, le besoin d’un soutien accru est urgent, l’accès aux soins de santé demeure un défi majeur pour de nombreuses communautés, dans un contexte marqué par l’insécurité, l’absence d’infrastructures routières et l’insuffisance de financement.
« Les mécanismes de financements habituels ont considérables réduit leur soutien à l’action humanitaire à raison des agendas géopolitiques globaux et à l’augmentation des nombres de crises à travers le monde. Ce manque de ressources aggrave la crise en obligeant les organisations humanitaires à réduire leur aide, avec comme conséquence un impact exorbitant sur les femmes et les filles ainsi que les enfants », déplore Dr EugideLale.
Il lance un appel à la solidarité pour renforcer le financement du secteur de la santé, essentiel pour les femmes et les enfants touchés par les conflits.
Jackson Sivulyamwenge
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