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Ituri : les opérateurs pétroliers sommés de baisser le prix, mais la spéculation demeure  

En Ituri, le président du comité des importateurs des produits pétroliers, Mugisa Dakumara Daniel, lance un appel à la baisse du prix d’essence et du gasoil sur toute l’étendue de cette province.    Dans un communiqué, il demande à tous les opérateurs économiques du secteur pétrolier de fixer le prix d’un litre à un montant inférieur à 4 000 francs congolais. Cependant, au Nord-Kivu, principalement à Beni et Butembo, le prix demeure instable sur le marché.

Le prix des produits pétroliers demeure instable, variant entre 5 000 et 6 000 francs selon les points de vente. Les revendeurs de carburant, comme Merveille Kamuha, spéculent sur les vraies causes de cette situation.

« Aujourd’hui, le prix du carburant varie entre 5 000 et 6 000 francs congolais. Il est instable, effectivement.  Le problème, c’est que notre prix dépend de celui fixé par les grands importateurs. Ils nous disent qu’il y a un problème lié à la guerre entre l’Iran et l’Israël.   Il y a un couloir qui est contrôlé par l’Iran. Le couloir d’Ormuz. Ainsi, ils disent que l’Iran a déjà fermé le passage, entrainant  carence. Et quand il y a rareté du produit sur le marché, le prix augmente ».

Cette situation a un impact direct sur le prix de la course en taxi. Madame Katungu Kaliki, habitante de Musimba-MTB, revient de Cantine en territoire de Beni pour Butembo. Elle a dû débourser 30 dollars pour ce voyage en taxi-moto.

« Je reviens de Cantine, auparavant nous déboursions 50 000 francs, mais aujourd’hui nous avons payé 70 000 francs. Et la crise ne cesse s’accentuer, où-est-ce qu’on aura l’argent ».

Face à cette situation, le chef de la division provinciale de l’économie nationale, Andrien Mbayahi, a affirmé que les opérateurs économiques n’ont aucune raison de hausser le prix du carburant, assurant qu’il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement des stocks. Il a appelé les opérateurs à se référer au prix fixé par le ministère de l’économie, sous peine de poursuites judiciaires.

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