Elections législatives 2023 à Beni, une étude critique le seuil électoral et propose sa suppression au sein des regroupements politique (DEA)
Une recherche de Diplôme d’études approfondies (DEA), défendue à la Faculté des sciences politiques et administratives de l’Université Catholique du Graben (UCG), recommande la suppression ou le réaménagement du seuil électoral au sein des regroupements politiques, au regard de son caractère excluant, qui ne favoriserait que les grands partis politiques.
Intitulée « Le seuil électoral dans la gouvernance des élections en RDC : cas de la ville de Beni », cette recherche, défendue par Kikwaya Sokulu Eric, a analysé les élections législatives de 2023 dans la ville de Beni, au Nord-Kivu.
Le chercheur part du constat selon lequel le seuil électoral a désavantagé les petits partis politiques.
« Étant donné que le seuil a désavantagé les petits partis politiques, cela n’a pas favorisé une représentativité démocratique. Même si le seuil contribue à la stabilité politique et à la légitimité, il a davantage profité aux grands partis. Les indépendants ont été écartés, ce qui constitue un critère d’exclusion, alors que nous aspirons à une représentativité démocratique », explique-t-il.
Pour concilier stabilité institutionnelle et représentativité démocratique, Sokulu Eric propose l’adoption d’un système partisan mieux encadré.
« Que le seuil soit appliqué prioritairement au niveau des partis politiques et non des regroupements. Les regroupements ne sont pas reconnus par la loi, alors qu’il existe une loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques. Il revient donc au législateur d’adapter la loi au contexte », poursuit-il.
Kikwaya Sokulu Eric a présenté ce travail lors d’une soutenance organisée le 13 février par l’École doctorale de l’Université Catholique du Graben.
Elisha Kindy
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