Butembo : la Synergie des mouvements citoyens paralyse les activités ce mardi 13 janvier

La Synergie des mouvements citoyens et des groupes de pression a paralysé les activités à Butembo ce mardi 13 janvier 2026. Les manifestants exigent le départ immédiat et sans condition du maire policier de la ville et du commandant du commissariat urbain de la Police nationale congolaise, jugés incompétents. La ville s’est réveillée au rythme de heurts et barricades, principalement dans sa partie Nord.
Déjà dans la soirée du lundi, des jeunes avaient barricadé l’entrée nord de la ville et brûlé des pneus au Parlement Debout de Furu, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Dans la matinée de ce mardi, ils ont réitéré leur action, érigeant de nouvelles barricades et allumant des pneus. Vers 9 heures, un renfort militaire a été dépêché pour tenter de rétablir l’ordre, en vain.
Cette tension s’est rapidement étendue à toute la ville, paralysant les activités socio-économiques. Sur le boulevard Président de la République, la quasi-totalité des magasins est restée fermée. Banques, coopératives et institutions de microfinance ont fonctionné à guichets fermés. Devant les boutiques, des groupuscules de commerçants observaient la situation, hésitant à ouvrir.
Les écoles primaires et secondaires ont rapidement renvoyé les élèves par crainte pour leur sécurité. Pour Me Angélus Musumba, actif au Parlement Debout de Furu, la journée est un succès :
« La population est en accord avec notre action. Elle, comme nous, est victime de l’incompétence du maire policier et du commandant du commissariat urbain de la Police nationale congolaise. Nous allons poursuivre nos actions jusqu’à leur départ ».
En réponse, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo, actuellement à Butembo, dénonce un désordre orchestré par des jeunes censés soutenir les autorités et met en garde contre les journées ville morte non autorisées.
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Rappelons qu’il y a à peine une semaine, deux personnes, dont un commissaire adjoint de la police, ont été tuées par des hommes armés non identifiés, s’ajoutant à une centaine d’autres meurtres rapportés par les organisations de défense des droits humains.
Elisha Kindy
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