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Butembo : dissensions entre Wazalendo, le Kyaghanda Yira Asbl en appelle au dialogue  

Face aux dissensions entre les groupes armés locaux se réclamant des « Wazalendo », l’association culturelle Kyaghanda-Yira appelle à toujours recours au dialogue pour un règlement pacifique de leurs différends. Appel lancé ce mardi 6 janvier par son président à Butembo, Me Moise Ndekeyonge, quelques heures après d’intenses combats qui ont opposé, à partir du 1er janvier 2026, deux groupes armés rivaux dans la partie Ouest de la ville de Butembo au N/K.

« Le « Munande » n’a jamais été d’accord avec le versement du sang sur son sol », déclare Me Moise Ndekeyonge, président du Kyaghanda-Yira à Butembo,  rappelant la nécessité de toujours dialoguer pour le règlement pacifique de conflits internes entre membres de la communauté.

« Au lieu qu’ils se tiennent la main pour traiter des questions communautaires, en mettant en application l’ordonnance qui les avait instituée par le chef de l’État,  voilà que nous commençons maintenant à vivre le pire dans la ville de Butembo. Pourtant ce sontdes frères d’une même communauté. Nous condamnons fermement cette façon de faire. À ce niveau-là, nous leur demandons de changer leur façon de faire, s’il y a un problème, qu’ils prennent le temps de se mettre au tourd’une table ».

Le Kyaghanda-Yira, reconnue aussi comme structure de médiation dans les conflits opposants les membres de la communauté, son président n’exclut pas la possibilité d’offrir ses bons offices dans le cadre de ces dissensions internes au sein des groupes armés qui, selon lui, risquent de profiter à l’ennemi. Toutefois, il appelle d’abord, soità tenter une solution à l’interne, soit à faire recourir aux vieux sages de la communauté.

« Cela a déjà été fait plusieurs fois », réagit John Maangaiko, porte-parole de la Synergie Grand Nord des « Wazalendo », faisant part de multiples échecs dans les précédentes tentatives de dialogue.

« Nous en avons fait plusieurs fois. Par exempleà ceux qui étaient encore àMuhola, moi-même je m’y suis rendu et j’y ai meme passé deux nuits en train de leur parler de  la collaboration que nous avons avec le gouvernement. Mais ils ont refusé, et enfin de compte,  qu’est-ce qui est arrivé ? Ils sont encore là-bas.Je suis arrivé aussi àKasugho pour discuter avec un certain Mamadou, mais il n’a pas voulu comprendre. Et à la fin de compte, nous l’avons attrapé pour le mettre  en prison. Malheureusement il s’est évadé. Donc, il y a toujours une phase de sensibilisation. Et si tu ne comprends pas à l’issue de cette sensibilisation, tu seras maîtrisé, prévient-il, annonçant le début de la traque de tous les détenteurs d’armes qui ne veulent pas adhérer au processus de paix, qui consiste à appuyer les forces armées de la République démocratique du Congo. « Tout celui qui fait le contraire sera traqué comme l’ADF, parce que servant des béquilles à l’ennemi », prévient encore ce cadre de la synergie des « Muzalendo ».

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