Butembo : face à la recrudescence des tueries visant les conducteurs de motos, Me Musumba appelle à une mobilisation collective autour de trois axes majeurs

Une série d’assassinats ciblant des conducteurs de motos (principalement DK) frappe la ville : les auteurs abattent leurs victimes puis emportent les engins pour les écouler sur le marché informel. Pour freiner cette spirale, la population doit d’abord couper les circuits de revente des motos volées, Maître Angelus Musumba, membre du Parlement Debout de Furu
D’entrée de jeu, cet activiste donne des précautions indispensables avant tout achat Ne cédez jamais à une offre sans preuve d’origine. Vérifiez systématiquement :
- la facture ou tout document d’achat ;
- la carte rose et la plaque d’immatriculation ;
- le numéro de châssis ;
- l’identité et la provenance du vendeur (évitez les transactions uniquement via WhatsApp ou groupes informels). Pour lui, un achat sans traçabilité vous expose à des poursuites et alimente la violence.
Me Angelus Musumba ajoute que la situation est exacerbée par la circulation incontrôlée des armes. « Certains civils se réclamant du label Wazalendo circulent armés sans encadrement légal, brouillant la frontière entre défense légitime et criminalité. Cette présence d’armes facilite les braquages, les règlements de comptes et les assassinats ciblés ».
Recommandations claires
Aux autorités et services de sécurité :
- enquêter sur les circuits d’achat et revente des motos volées ;
- identifier, arrêter et poursuivre les receleurs et vendeurs complices ;
- désarmer et clarifier le statut de tout groupe civil armé non reconnu.
Maître Angelus Musumba conclu par cet appel : « Une moto sans origine claire, c’est du sang sur les pneus. Refusez d’en être complices. »
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