Sécurité

Butembo: Les Wazalendo interpellent des civils impliqués dans un conflit foncier et les remettent ensuite à l’armée

Matata Bienfait, Victoire Mahamba et Jacques Kisangani sont désormais entre les mains des Forces armées de la République démocratique du Cong (FARDC) après avoir passé une nuit dans le camp des wazalendo à Ndando. Leur transfert vers les forces loyalistes vise à analyser leur dossier et à éclaircir les circonstances de leur arrestation. Une intervention judiciaire pourrait suivre afin de déterminer leur statut exact et les raisons de leur interpellation.

Le général Kambale Ngendo Nathanaël, commandant de  l’Union des Ancêtres pour la Paix au Congo (UAPC)/Article 6364 basé à Ndando a justifié cette arrestation comme une opération visant à identifier et neutraliser de faux wazalendo qui terniraient l’image du mouvement.

« La sécurité est presque rétablie au centre de Kitakandi. Un groupe de personnes a démoli des maisons et détruit des cultures, se faisant passer pour des wazalendo d’Iya Pese. C’est ce qui nous a poussés à envoyer des gens sur place pour vérifier de qui il s’agissait, afin de voir ensemble s’ils faisaient partie des nôtres, car nous sommes tous des wazalendo engagés pour la défense de notre pays. Hier, lorsque nous sommes revenus, ces mêmes jeunes qui se présentaient comme wazalendo, mais que nous ne reconnaissions pas sous notre bannière, étaient toujours là. Nous sommes donc allés sur place pour les identifier et comprendre qui ils étaient réellement. Bien que nous, en tant que dirigeants, ne les reconnaissions pas officiellement, cela nous a conduits à arrêter leur chef, accompagné de trois jeunes, dont l’un se nomme Matata. »

Notre seul combat est celui de Kitakandi. Nous ne sommes ni des imposteurs ni des fauteurs de troubles, a fait savoir Matata Bienfait.

« Quant aux personnes armées qui se revendiquent des Wazalendo, je ne les cautionne en aucun cas, car je travaille uniquement avec des victimes non armées. D’ailleurs, hier, lorsque nous étions en pleine réunion, il n’y avait aucune arme présente. Si certains individus se sont manifestés de cette manière, c’est leur problème. Les enquêtes se poursuivent, et des indices montrent déjà que certaines personnes détiennent des armes et envisageaient d’intervenir par la force pour nous libérer », ajoute-t-il.

Cependant, de notre côté, nous étions convaincus qu’un simple gang ne pouvait pas nous faire de mal.

Retenez que  l’arrestation de ces  trois figures du conflit foncier a déclenché une manifestation d’une trentaine d’habitants du quartier Kyghala. Ils ont marché jusqu’à la mairie de Butembo pour demander des garanties sur la sécurité des captifs et solliciter l’intervention des autorités.

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