Education

Butembo : dès le retour de cette grève, l’enseignant va faire la course au programme en défaveur des apprenants (Mathe Faustin)

La grève prolongée des enseignants des écoles primaires publiques a des conséquences fâcheuses sur l’éducation des enfants. Cet avis est du pédagogue Mathe Faustin environs un mois après la rentrée scolaire non effective suite à cette grève.

Selon lui, cela va impacter encore une fois la qualité de l’enseignement des enfants qui pourtant continue aussi à subir les dommages liés au confinement suite au Covid-19. Selon lui, à la levée de la grève, les enseignants seront obligés de donner cours dans la précipitation dans la quête de respecter le calendrier scolaire qui fait office d’une loi dans le domaine de l’éducation. Je vous propose de l’écouter dans cet extrait.

« Comme vous le savez, dans l’enseignement, on tient compte du calendrier scolaire, qui est conçu à fonction du programme d’enseignement dans tel ou tel autre niveau d’enseignement.  Pour le niveau primaire, le calendrier scolaire prévoit 220 jours. Et dans les domaines éducatifs, es calendrier, nous le considérons comme une loi. Personne ne peut y soustraire ou y ajouter un jour. Bientôt un mois sans cours au sein des écoles primaires publiques. Cela constitue un manque à gagner pour les apprenants, qui ne vont plus bénéficier d’une formation de qualité, car dès le retour de cette grève, l’enseignant va faire la course au programme,  au détriment des apprenants, qui aimeraient que l’enseignant puisse insister sur l’essentiel. Avec tout le temps perdu, ces grands trous auront une répercussion sur la formation des apprenants. Vous vous souviendrez qu’à l’époque du confinement, il y a des enfants qui ont passé tout un semestre à la maison. Et aujourd’hui, dans l’enseignement, ces trous se répercutent sur la suite de la formation de ces apprenants. Mais aussi sur le plan social. Cette grève expose les enfants à tous les dangers, car ils sont abandonnés au quartier par leurs parents » a expliqué Mathe Faustin.

Rappelons que depuis la rentrée scolaire officielle le 6 Septembre, les enseignants de Butembo sont en grève sèche réclamant l’amélioration de leur condition de vie par le gouvernement.

Ismaël Kabuyaya

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