La Coordination de la société civile Butembo recommande la suspension de Melissa Kahambu Muhasa, premier substitut de l’auditoire militaire garnison de Butembo-Lubero. Elle est citée dans le dossier du décès de Kambale Valentin Georges, l’homme qui aurait trouvé la mort au cachot de l’auditorat militaire de Butembo pour une affaire de dette de 80 dollars qu’il devait à son beau-frère. Dans une déclaration faite ce lundi 05 aout à la presse locale, les forces vives de Butembo haussent le ton et exigent qu’une enquête soit diligentée pour que les choses soient tirées au clair.
D’après la société civile, Kambale Valentin Georges âgée de 21 ans est bel et bien mort au cachot après y avoir été détenu pendant 5 jours sans être entendu. Arrêté le 15 juillet dernier, il était poursuivi pour une dette de 80 dollars qu’il devait à son beau-frère, ajoutent les forces vives de Butembo. Après avoir été torturé chez lui par son beau-frère son plaignant, ce dernier a saisi par téléphone l’auditorat militaire à travers madame Kahambu Muhasa qui, à son tour, a ordonné son arrestation par deux soldats qui l’on gardé sans une plainte écrite contre lui. Cinq jours après, le prévenu est mort sans être écouter, d’où la colère de Mathe Saanane, président de la société civile de Butembo.
À l’auditeur supérieur militaire du Nord Kivu, d’ouvrir les enquêtes urgentes afin d’établir les circonstances de la mort de Kambal Valentin Georges et d’établir également les responsabilités. La suspension sans délai de Mme Kahambu Muhasa Mélissa présumée auteure de cette violation flagrante des droits humains axée sur l’arrestation arbitraire et détention illégale ayant conduit à une mort d’homme ».
Contacté à ce sujet, le major Georges Nkua Milosi auditeur militaire garnison de Butembo-Lubero reconnait le décès de la personne. Toutefois, justifie-t-il, le prévenu n’est pas décédé au cachot de l’auditorat militaire de Butembo-Lubero. Cependant, il assure que les enquêtes ont été ouvertes pour arrêter ceux qui sont impliqués dans cette affaire dossier.
Julienne Muhima Imani
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