
Une structure sanitaire située dans la cellule Vusigha, quartier Mukalangirwa, commune Vulamba, en ville de Butembo, a été incendiée dans la nuit du lundi au mardi 18 août 2026 par des inconnus. La nouvelle est confirmée à La Voix de l’UCG par le responsable de ce centre hospitalier Bora Maisha, au cours d’un entretien qu’il nous a accordé. Il indique que cette attaque ferait suite au cas confirmé enregistré dans cet hôpital et dont les proches de la personne décédée présenteraient aussi des signes d’Ebola. Il appelle la communauté à prendre conscience de l’existence de cette épidémie pour couper sa chaîne de propagation.
Selon l’infirmier Philémon Kasereka, qui en est le responsable, les assaillants ont surgi dans cette structure sanitaire autour de 2 h du matin. À leur arrivée, le personnel soignant et les patients ont pris la fuite, sauvant ainsi leur vie. Les présumés assaillants ont incendié l’un des trois blocs que compte cet hôpital. À l’en croire, tout serait parti d’un cas confirmé enregistré au centre hospitalier Bora Maisha, il y’a peu. La personne porteuse d’Ebola a perdu la vie par la suite. Après sa mort, ses proches, dont les garde-malades ainsi que les co-patients, n’ont pas tardé à présenter des symptômes d’Ebola. Certains d’entre eux étaient d’ailleurs en observation dans ce centre hospitalier.
Cependant, les populations de la zone où est érigée cette structure de santé n’ont pas cru, d’après l’infirmier Philémon Kasereka, à l’existence de la maladie à virus Ebola. Une situation qui aurait occasionné cette résistance qui s’est soldée par cet incendie.
« Il y a eu des assaillants qui ont brûlé la structure. Les prestataires ont tous fui. Il y avait des patients aussi. C’est parce qu’il y avait un cas qui était confirmé par rapport à la MVE (Ndlr : Maladie à Virus Ebola). Maintenant, la population environnante, qui n’avait pas encore compris que la maladie existe, alors c’est pour cela qu’il y a eu des répressions. On a incendié un bâtiment parmi les trois bâtiments qui étaient permanents, et puis d’autres matériels de labo, ainsi que les lits et des matelas. Les patients ont tous fui vers une destination inconnue. Le cas était déjà décédé. Maintenant, les co-patients et puis les garde-malades, d’autres personnes qui venaient voir le patient là qui était confirmé, sont aussi tous atteints. Confirmés aussi, d’autres sont en train de mourir pêle-mêle. Il y a quelques personnes qui suivaient les soins là-bas comme co-patients, eux aussi commençaient à présenter des signes relatifs à la MVE ».
Au même moment, des co-patients qui commençaient à présenter des signes de la maladie à virus Ebola ont profité de cette attaque pour fuir. Au vu de cette situation, le médecin traitant au centre hospitalier Bora Maisha, Philémon Kasereka, pense que la population devrait comprendre qu’Ebola existe et continue de faire des morts en ville de Butembo. Quant aux autorités sécuritaires, il les appelle de son côté à protéger les structures sanitaires et le corps soignant.
« Ils sont en fuite et nous ne savons pas leur destination. À la communauté : de rester vigilante puisque la maladie existe, c’est une réalité, ce n’est pas du montage, c’est une réalité. Et aux autorités : de renforcer le système de sécurisation des structures sanitaires et du personnel soignant, le corps soignant ».
Il sied de rappeler que jusqu’au 17 août 2026, la zone de santé de Butembo compte 112 cas confirmés et celle de Katwa 281. Des statistiques qui ne cessent d’augmenter suite à une certaine résistance observée à travers la ville de Butembo.
Glodi Mirembe
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