Butembo : la rareté de l’eau compromet le lavage des mains dans plusieurs écoles en pleine épidémie d’Ebola
Alors que l’eau et l’hygiène sont au cœur de la prévention contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, à Butembo, au Nord-Kivu, la rareté de l’eau compromet le lavage des mains dans les écoles Taska-Tsaka, Mater Ecclesiae et Butembo-Cité, situées sur un même site dans la commune de Kimemi. C’est le constat effectué par La Voix de l’UCG ce jeudi 15 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains.Les autorités éducatives de ces établissements scolaires plaident pour la construction d’un forage d’eau afin de répondre à ce besoin prioritaire, particulièrement en cette période marquée par la 17ᵉ épidémie d’Ebola.
Peu avant notre descente sur ce site, le Parlement d’enfants Butembo-Lubero avait déjà alerté sur cette situation dans un communiqué dont une copie est parvenue à La Voix de l’UCG.
À notre arrivée, les dispositifs de lavage des mains sont soigneusement installés devant l’entrée de chaque salle de classe. Cependant, l’eau utilisée provient en grande partie des habitations des écoliers.
Ce site, qui compte environ quatre écoles et accueille plus de 3 000 personnes, dispose de seulement trois grandes cuves destinées à la collecte des eaux de pluie. Toutefois, ce système ne permet guère de répondre aux besoins quotidiens en eau des élèves et des membres du personnel. C’est ce qu’explique, indignée par cette situation, Vaheni Sikuli Marie, directrice de l’école primaire Tsaka-Tsaka.
Face à cette situation, la directrice plaide pour la construction d’un forage d’eau afin de répondre à ce besoin. Elle insiste sur l’urgence d’une intervention pour garantir aux enfants un environnement scolaire favorable à l’apprentissage et respectueux des règles d’hygiène.
Selon l’Institut national de santé publique (INSP) de la RDC, le cumul des cas confirmés s’élève désormais à 9 144 depuis la déclaration de l’épidémie dans le pays. Environ 4 410 décès ont été enregistrés, tandis que 2 418 personnes ont guéri de la maladie.
Julienne Muhima
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