Santé

Ebola en RDC : près de 3 900 cas confirmés et 1 751 décès, l’épidémie poursuit sa progression

La maladie à virus Ebola continue d’accroître le nombre de contaminations et de décès au Nord-Kivu et en Ituri, dans l’est de la RDC. Selon un nouveau rapport publié par le ministère congolais de la Santé ce mercredi 5 août, au moins 3 874 cas confirmés ont été recensés. Le nombre de décès s’élève désormais à 1 751 morts. Par ailleurs, 717 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 749 personnes ont été guéries de la maladie. Ces chiffres portent sur la situation arrêtée au 3 août.

En 48 heures, le nombre de zones de santé touchées est passé de 49 à 51, selon ce communiqué consulté par La Voix de l’UCG, preuve de l’extension de l’épidémie à travers le pays. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, avec 28 zones de santé touchées sur 38, suivie du Nord-Kivu, où 12 zones de santé sur 34 sont affectées. En province, la ville de Butembo, avec ses deux zones de santé, reste l’un des principaux foyers de l’épidémie, avec plus de 200 cas recensés, selon les données publiées la semaine dernière.

Le taux de létalité s’établit à 45,1 %, tandis que le taux de suivi des contacts atteint 78,4 %. Toujours selon ce communiqué, 22 nouvelles guérisonsont été enregistrées au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de patients rétablis à 749, signe des progrès réalisés dans la prise en charge clinique.

Contactée par La Voix de l’UCG, une source impliquée dans la riposte contre Ebola au sein d’une organisation internationale a confié que la zone de santé de Goma, ancien chef-lieu du Nord-Kivu actuellement contrôlé par la rébellion du M23, n’a enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis près d’un mois.

Par ailleurs, les équipes de riposte continuent de faire face à une recrudescence des actes de résistance dans plusieurs zones touchées. Il s’agit notamment du refus d’évacuation des patients, de l’opposition aux enterrements sécurisés ainsi que des attaques contre des structures sanitaires, compliquant les efforts de contrôle de la maladie, selon plusieurs sources médicales et institutionnelles engagées dans la riposte contre Ebola.

Dans un article publié lundi 3 août sur son site ONU Info, l’organisation indique que cette flambée est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte déployés sur le terrain.

Elisha Kindy

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