
Les cinq cas suspects d’Ebola signalés en début de semaine à la prison centrale de Bunia sont déclarés négatifs après des analyses en laboratoire. Malgré cette évolution rassurante, les acteurs de la riposte recommandent la mise en place d’un centre d’isolement et de transit au sein de l’établissement pénitentiaire. C’est pour prévenir tout risque de propagation de la maladie. Julienne Muhima pour les détails.
Cinq détenus de la prison centrale de Bunia considérés comme des cas suspects d’Ebola ont été déclarés négatifs après les analyses des laboratoires.
Cette nouvelle été accueillie avec soulagement par les autorités pénitentiaires et la population, d’autant plus que ces détenus s’étaient évadés après leur transfert vers le centre de traitement de Rwampara et de l’hôpital général de référence de Bunia, suscitant des inquiétudes sur les risques de contamination.
Le directeur de la prison, Camille Zonzi, indique que les mesures de prévention ont été renforcées, notamment pour les visiteurs,
« J’ai été comblé de joie par rapport à ces résultats. Étant donné que c’est négatif, vraiment, je suis soulagé. C’est important aussi de protéger les gens qui viendront pour qu’ils ne viennent pas avec la maladie à la prison », a-t-il souhaité.
Malgré ces résultats rassurants, les équipes de riposte estiment que la création d’un centre d’isolement et de transit au sein de la prison demeure une priorité afin de mieux gérer d’éventuels cas suspects.
Selon l’unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la MONISCO, les démarches sont déjà en cours pour cette fin. Des équipements de protection ont également été fournis et des séances de sensibilisation sont régulièrement organisées pour les détenus. Une coordination regroupant l’OMS, la MONUSCO, le CISR est aussi opérationnelle à la prison.
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