Butembo : le RETAC reconnaît environ 500 engins enregistrés et annonce un recensement

Impliqué dans les embouteillages dernièrement enregistrés au centre-ville de Butembo, le Réseau des taximen du Congo (RETAC) salue la mesure du maire de Butembo limitant la circulation des tricycles dans certaines zones du centre-ville. Cette structure affirme ne reconnaître officiellement qu’environ 500 tricycles Bajaj affectés au transport urbain et enregistrés auprès des associations reconnues. Toutefois, ce chiffre serait en deçà de la réalité, au regard de la présence croissante de ces engins, souligne Blaise Musovoli, président de cette structure.
Dans un entretien accordé ce mercredi 30 septembre à La Voix de l’UCG, Blaise Musovoli, président du RETAC, a expliqué qu’il existe également des Bajaj exploités dans un cadre familial et qui ne sont pas enregistrés auprès des associations. Selon lui, la situation est similaire pour les tricycles utilisés dans le transport des bagages, dont certains sont enregistrés tandis que d’autres ne le sont pas.
Un travail de recensement est actuellement en cours afin d’identifier les conducteurs et de mieux encadrer le secteur, précise Blaise Musovoli.
« Le nombre de Bajaj n’est pas bien déterminé parce qu’il y a des Bajaj qui sont enregistrés au bureau des associations et il y a aussi des Bajaj familiaux. Pour le moment, au niveau des associations reconnues par le Réseau des taximen du Congo, nous comptons environ 500 Bajaj enregistrés. Il y a aussi des tricycles ou triporteurs pour le transport des bagages. Il y en a qui sont enregistrés dans nos bureaux et dans nos associations, et d’autres qui ne le sont pas. Nous sommes en train de faire le bouclage pour voir qui est taximan et qui ne l’est pas. »
Par ailleurs, Blaise Musovoli affirme que les conducteurs ont déjà été sensibilisés à cette mesure et à la nécessité de respecter les zones concernées, notamment entre le rond-point Kaghundura et VGH. Il appelle les conducteurs à s’adapter aux nouveaux points de stationnement prévus pour les Bajaj en provenance de différents axes, notamment Katwa, Furu et Mutsanga, afin d’éviter leur présence dans les zones interdites.
« La mesure prise par l’autorité urbaine est une mesure à saluer. Je ne crois pas que cela puisse encore causer du mal. Nous avions déjà sensibilisé les conducteurs sur cette question. Je crois que tout le monde avait déjà reçu le message. Je pense que tout le monde va s’organiser jusqu’à ce que la mesure soit respectée. »
Le responsable du Réseau des taximen du Congo demande également à la Commission nationale de prévention routière (CNPR) d’installer des panneaux de signalisation afin de matérialiser clairement les zones où la circulation des Bajaj et des tricycles est interdite.
Il invite enfin les responsables des parkings à poursuivre la sensibilisation de leurs membres afin de faciliter le respect de la décision du maire.
Par ailleurs, Blaise Musovoli indique que les contrôles en cours portent également sur l’utilisation des enfants pour la conduite des Bajaj et des tricycles. Cette opération vise notamment à identifier les conducteurs concernés et à mieux encadrer cette activité.
Julienne Muhima
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