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UCG/Butembo : un mémoire de DEA pointe les faiblesses des entreprises familiales et plaide pour l’embauche d’une main-d’œuvre externe compétente

Les entreprises familiales opérant en ville de Butembo sont appelées à privilégier le recrutement d’un personnel compétent plutôt que d’embaucher systématiquement des membres de leurs familles. C’est l’une des principales recommandations formulées dans un mémoire de Diplôme d’Études Approfondies (DEA), défendu ce jeudi 12 février 2026 par Masika Mawingu Ghislaine, à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Catholique du Graben, UCG/Butembo.

Dans son travail, l’impétrante part du constat que les entreprises familiales constituent un important vivier d’emplois pour la jeunesse locale. Toutefois, elle souligne que, dans de nombreux cas, la main-d’œuvre est majoritairement composée de proches du fondateur, tandis que les employés externes à la famille y sont peu représentés.

Selon Masika Mawingu Ghislaine, plusieurs de ces entreprises disparaissent après quelques décennies d’existence, notamment en raison du manque de qualification du personnel. Elle évoque également l’absence de préparation des héritiers appelés à assurer la relève après le décès du fondateur.

« Dans les entreprises familiales, ce sont les membres de la famille qui sont des employés. Il y a aussi des entreprises qui ont des employés non-familiaux et qui ont des employés familiaux. Elles ont deux catégories : des employés familiaux et des employés non-familiaux. Par rapport à notre problématique, les entreprises familiales contribuent significativement au développement local. Mais le développement en question demeure de subsistance. Mais aussi, il existe peu de facteurs de pérennisation qui pourraient aider à la contribution des entreprises familiales d’une manière pérenne ».

Pour faire face à ces défis, la chercheuse recommande le recrutement d’une main-d’œuvre qualifiée afin d’assurer la pérennité des entreprises familiales à Butembo. Elle insiste aussi sur la nécessité d’anticiper la succession en formant, en amont, un futur leader capable de conduire l’entreprise et de la maintenir face aux turbulences économiques.

« La gestion est centrée sur le fondateur et, après sa mort, c’est souvent la mort aussi de l’entreprise. C’est pourquoi les entrepreneurs, les fondateurs, doivent investir dans l’implication des héritiers dans la gestion pour qu’après leur mort, il y ait pérennisation de l’entreprise. Ils doivent employer des externes. Normalement, en cas de défaillance, les entreprises familiales doivent recruter des professionnels qualifiés pour combler les lacunes de compétences. Parce que, souvent, les membres de la famille sont souvent des incompétents, pour le simple plaisir de dire : « C’est notre entreprise ». Je suggère aux entreprises familiales de recruter souvent des membres compétents pour combler les lacunes de compétences ».

Au total, cinq impétrants ont défendu leurs mémoires de DEA ce même jour à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’UCG/Butembo. Les travaux ont été évalués par un jury composé de sept professeurs, dont cinq en présentiel et deux en ligne.

Glodi Mirembe

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