Lubero : l’armée riposte contre les terroristes ADF à Mwenye

L’arme congolaise organise la riposte contre les terroristes ADF, auteurs de plusieurs attaques contre les civils, dans plusieurs villages du groupement Mwenye en chefferie des Baswagha, territoire de Lubero. « La riposte est en cours », assure le Lieutenant Marc Elongo, porte-parole du secteur opérationnel Sokola1 Grand Nord, qui confirme la présence de l’ennemi dans cette partie du territoire de Lubero située à l’Ouest de Butembo au Nord-Kivu.
Le groupement Mwenye est devenu le théâtre des violences depuis début janvier 2026. Les rebelles ADF, en errance dans cette zone, distribuent la mort aux civils, pillent les biens de la population et mettent du feu sur les maisons de commerce et les habitations.
La dernière attaque remonte à la nuit du samedi 24 au dimanche 25 janvier, en localité de Musenge où ces hommes armés ont fait irruption, provoquant la mort de deux soldats FARDC. « Ces derniers voulaient intervenir pour protéger la population », assure une source locale. Plusieurs dégâts matériels ont également été rapportés : des maisons d’habitation et des bâtiments commerciaux incendiés, parmi eux, celui abritant la radio communautaire de Musenge. On parle aussi d’une partie de l’église du secteur catholique de la place vandalisée par les assaillants. Néanmoins, « aucun civil n’a perdu la vie lors de cette attaque ce, grâce à l’intervention des forces armées de la République démocratique du Congo », reconnait la société civile locale, saluant la promptitude avec laquelle l’armée est intervenue pour limiter les dégâts.
Joint au téléphone par La Voix de l’UCG, le lieutenant Marc Elongo, porte-parole du secteur opérationnel Sokola1 confirme cette attaque. Toutefois, assure-t-il, l’armée contrôle la situation. « Nous attendons la réussite d’une riposte qui est en cours, avant de pouvoir faire une communication », a-t-il promis, appelant la population à soutenir les FARDC.
Pendant ce temps, certains ressortissants de cette contrée vivant à Butembo déplorent une faible présence de l’autorité de l’État dans plusieurs villages de ce groupement. Ils estiment que la répétition des attaques laisse penser une complicité locale avec l’ennemi, à l’absence de l’autorité de l’Etat. Ainsi, appellent-ils la population à se désolidariser d’avec les groupes armés locaux et étrangers.
Rédaction
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