
Le centre de santé de référence de Vulambo, dans la zone de santé de Vuhovi, en territoire de Beni au Nord-Kivu, est en rupture d’intrants antipaludéens. Pourtant, cette situation n’arrête pas l’afflux par dizaines des malades atteints du paludisme vers cette structure sanitaire située dans une zone paludique. Pour sauver des vies, le centre de santé de référence de Vulambo utilise ses moyens insuffisants pour se procurer les intrants.
Selon Muhindo Siva Havwa, directeur du nursing, pour cette année 2025, les cas de paludisme ont été les plus diagnostiqués et pris en charge. Plusieurs cas sont arrivés à un stade très avancé.
« Nous avons reçu beaucoup de cas. Ces cas, pour la plupart, ont atteint un stade critique. Le problème est perceptible dans nos aires de santé. Nous redoutons l’enregistrement des décès communautaires. C’est pour cette raison que nous demandons aux autorités et partenaires de nous venir en aide, car la situation est plus complexe ».
Selon les données nationales, la République démocratique du Congo est l’un des pays les plus touchés au monde, contribuant à près de 12 % des cas mondiaux. En août dernier, la COPEMA a adopté son plan d’action triennal 2025-2027 pour contribuer à une réduction significative de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme.
Elisha Kindy
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