
Les cultures des habitants continuent d’être dévastées par des éléphants. Cela se passe depuis octobre 2025 dans la chefferie de Bashu en territoire de Beni, entité qui partage ses limites Est avec le Parc national des Virunga. L’alerte a été faite en début de cette semaine par Moise Kiputulu, acteur communautaire et défenseur des droits de l’homme en chefferie de Bashu. Il invite l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la Nature) à prendre des mesures pour limiter les dégâts.
Selon Paluku Kiputulu Moise, les éléphants continuent de menacer les cultures plantées dans des champs riverains du Parc National des Virunga. Cela concerne précisément les groupements d’Isale-Bulambo, Kasongwere, Vuhovi, Masiki voire Vahyana. Ces pachydermes, selon notre source, ravagent tout sur leur passage, alors que la région connait la grande saison agricole. Ce défenseur des droits humains, membre de l’Union des citoyens engagés pour la démocratie et le développement (UCDD), craint par ailleurs que ces éléphants ne s’attaquent aux cultivateurs dans la région du graben.
« Les pachydermes sont en train de menacer l’ensemble des champs de la population riveraine du Parc National des Virunga, où nous sommes à la grande saison qui devrait connaître les récoltes. Mais les éléphants, ils sont en train de provenir du Parc National des Virunga sous les yeux impuissants de l’ICCN. Plusieurs champs de maïs, de haricots, de riz, voire de manioc sont totalement menacés par ces pachydermes dans le graben de la chefferie de Bashu. Ces pachydermes risqueraient même de causer des dégâts humains à l’égard de la population, comme ils sont en train de divaguer partout où ils veulent, jusqu’à traverser même la communauté habitable par la population. »
Pour tenter de limiter les dégâts, Moise Kiputulu estime que les autorités compétentes devraient intervenir. Il suggère la mise en place d’un système pouvant maintenir les éléphants dans les limites du Parc National des Virunga.
« Nous lançons un SOS auprès des autorités gouvernementales : du gouvernement central, provincial, territorial, voire auprès des autorités de l’ICCN et d’autres partenaires. Ils devraient comprendre notre cri de détresse de la population qui est en souffrance, où leurs champs sont menacés par ces éléphants et sont totalement dévastés, sans aucune intervention d’aucune autorité de l’État ou de l’ICCN, qui est censée maintenir la sécurité de ces pachydermes. Ce phénomène risquerait de causer des dégâts, de la famine auprès de la population, car c’est une grande saison que nous devrions récolter. »
Joint au téléphone par La Voix de l’UCG, le chargé de communication de l’ICCN dans le secteur Nord du PNvi, promet de communiquer sur ce sujet dans un futur proche.
Glodi Mirembe
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