Societé

Butembo : les taximen prêts à quitter les trottoirs mais exigent un parking public au maire

À Butembo, les conducteurs de motos-taxis appellent les autorités urbaines à créer un parking public officiel afin de mettre définitivement fin aux parkings pirates et au désordre observé sur les grandes artères de la ville. Cet appel intervient quelques jours après la demande du maire, qui avait exhorté les motocyclistes et automobilistes à libérer les principales voies.

Certains taximen estiment qu’il est injuste que la police continue à les pourchasser alors qu’aucun espace public de stationnement n’a été prévu.

« La police nous chasse alors qu’on veut juste déposer nos clients. Tant qu’ils ne nous montrent pas un parking, on continuera à se mettre où on peut », déplore Fabrice, conducteur de moto.

Une tension a même été signalée sur les avenues Ambiance et Rwenzori, où une altercation a failli éclater entre policiers et motocyclistes.

« Dans chaque ville, il doit y avoir un parking public. Au lieu d’envoyer la police pour saisir nos motos, qu’ils créent simplement les parkings nécessaires », suggère Pascal, taximan opérant au parking Six Ton.

Plusieurs conducteurs pointent également les bajaj, accusés de causer la majorité des embouteillages, et plaident pour qu’un espace spécifique leur soit réservé.

La version de la coordination des conducteurs

Contacté, Kambale Simisi Nyarutsetse, délégué des chauffeurs ATAV au bureau de coordination des taxis-motos de Butembo, rappelle que plusieurs parkings ont déjà été aménagés pour accueillir les motos revenant de la périphérie et éviter ainsi le désordre sur les voies asphaltées.

Il cite notamment Kauntoura A (près du robot roulage), VGH, GTB, La Véranda, Avenue Baye, ainsi que les parkings Centre A, Centre B (Les Markis) et Centre C (Sinji) sur l’avenue du Centre.

« Nous encourageons nos membres à respecter ces espaces, bien que certains persistent à rester le long des routes. Ce sont des brebis galeuses », explique-t-il. Il admet toutefois que la police intervient parfois de manière musclée, mais insiste sur la nécessité pour les motards de respecter les consignes.

Pour ce responsable, la sensibilisation reste l’outil prioritaire pour mettre de l’ordre dans la circulation, mais des mesures coercitives pourraient s’imposer si les consignes ne sont pas respectées.

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