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Nord-Kivu : la DYGEFOU dénonce l’exclusion des femmes issues des provinces meurtries au sein du Gouvernement Suminwa II

La Dynamique des femmes pour la bonne gouvernance (DYGEFOU) dénonce un déséquilibre structurel qui prive le pays de l’expérience, du savoir-faire et de la résilience des femmes de toutes les régions de la RDC au sein du gouvernement Suminwa II. Cette indignation est contenue dans une déclaration lue et rendue publique le dimanche 17 août.

La DYGEFOU constate que, sur les 17 femmes composant le gouvernement, seules 4 ont une origine provinciale confirmée. Il s’agit de la Première ministre et cheffe du gouvernement, Madame Judith Suminwa Tuluka, originaire du Congo Central ; Gracia Yamba Kazadi, du Haut-Lomami ; Madame Eve Bazaiba Masudi, de la province de la Tsopo ; et Nathalie-Aziza Munana, du Haut-Katanga.

« Toutes les autres provinces, notamment celles déchirées par la guerre – Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniéma, Tanganyika – ne comptent aucune représentante féminine dans ce gouvernement », a fait savoir Gentille Mugeni, lors de la lecture de la déclaration. Elle a poursuivi :

« Pendant que des villes et cités de notre pays sont entre les mains du Rwanda et de ses supplétifs, avec toutes les exactions qui s’y déroulent, et pendant que les massacres de civils se poursuivent dans le Nord et le Sud-Kivu ainsi qu’en Ituri, le gouvernement issu du dernier remaniement aurait dû être un gouvernement de combattants. Dans ce contexte, l’expérience de la guerre vaincue par les femmes de ces provinces constitue une compétence et un atout uniques qui, malheureusement, ont été écartés ».

La DYGEFOU regrette de constater que le gouvernement sortant avait déjà reproduit cette même exclusion, écartant les femmes issues des provinces martyrisées par les violences récurrentes. Tout en saluant l’engagement des femmes du Kivu et de l’Ituri dans la quête de la paix en dehors des institutions du pays, la DYGEFOU exige leur présence et leur intégration dans d’autres services stratégiques et sensibles, tels que la Direction générale de Migration (DGM), l’Agence nationale des renseignements (ANR) et d’autres institutions clés de l’État, où leur regard, leur expertise et leur vécu apporteraient une valeur inestimable.

Elisha Kindy

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