Environnement

Butembo : insalubrité persistante, sous pression, le maire menace les contrevenants

Le maire et ses bourgmestres, soucieux de l’assainissement, ont supervisé les travaux communautaires, communément appelés salongo, ce vendredi 15 août. Le Commissaire Supérieur Principal Mowa Baeki Telly Roger a dirigé ces opérations où agents de l’État, fonctionnaires et certaines structures citoyennes ont balayé et évacué les déchets pour rendre la ville plus propre.

Plusieurs bourgmestres se sont également impliqués activement dans ces activités, jusque-là presque négligées. Le maire est par ailleurs sous le feu des critiques en raison de l’insalubrité persistante.

L’autorité urbaine invite chaque administré à contribuer à l’assainissement de la ville et menace de sanctions ceux qui jetteraient des immondices dans les rues.

 « Nous avons constaté que certaines personnes viennent jeter des immondices de manière illégale, dans le but de nous nuire. Mais nous ne céderons pas. Ceux qui continuent à accumuler des déchets doivent savoir que, lorsque nous prendrons des mesures pour sanctionner les comportements délibérés, ce ne sera pas un harcèlement : c’est pour leur propre santé. Nous appelons donc toute la population à cesser cette pratique malheureuse et à ne plus jeter des immondices n’importe où. Lorsque nous nous efforçons de rendre la ville propre et que certains continuent à polluer, nous affirmons clairement : cela doit cesser. Le moment venu, des mesures seront prises contre ceux qui agissent sciemment pour décourager les bonnes volontés ».

Cependant, cette initiative intervient dans un contexte de polémique. Deux jours plus tôt, le Parlement Debout de Furu avait accusé la mairie de détournement des fonds collectés pour l’assainissement de la ville. Selon les parlementaires, les opérations communautaires réalisées sur certaines artères du centre-ville ne constitueraient qu’une façade, détournant ainsi l’attention de la population de la gestion réelle des recettes.

À Butembo, le service Kalamu perçoit la taxe d’assainissement, mais les fonds restent insuffisants pour couvrir les coûts liés aux véhicules, au personnel et à la redevance annuelle de 4 000 $ à la mairie. L’insolvabilité de certains commerçants aggrave la situation. La mairie dément tout détournement, soulignant que la taxe s’inscrit dans un partenariat public-privé avec Kalamu.

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