Butembo : des journalistes de l’espace Baswagha/Bapere outillés sur la lutte contre la criminalité environnementale par PREPPYG

Durant deux jours, des journalistes ont participé à des échanges sur la lutte contre la criminalité environnementale dans la chefferie des Baswagha et le secteur de Bapere, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Parmi la dizaine de participants, si certains sont de la ville de Butembo, d’autres sont venus de l’espace Baswagha et Bapere. Le centre d’accueil Joli Rêve a servi de cadre pour cet atelier d’échange organisés par l’association paysanne pour la réhabilitation et la protection des pygmées « PREPPYG », jeudi 23 et vendredi 24 avril 2026.
Lors de la première journée, les facilitateurs sont revenus sur la gestion de l’environnement dans l’espace Bapere et Baswagha. Mulinzi Kasereka Berger, animateur responsable du projet « Resilience Fund », a expliqué aux journalistes que cette criminalité repose sur une chaîne structurée dont les membres œuvrent souvent en synergie dans au moins deux pays. Dans le Grand Nord-Kivu, ce phénomène s’illustre par le braconnage ainsi que l’exploitation illégale du bois et des ressources minières, avec des conséquences néfastes pour l’économie et l’écosystème.
Au même moment, le facilitateur Claude Sengenya, chargé de programme du projet, a abordé les lois relatives à la conservation de la nature et à la chasse, tout en rappelant les dispositions des codes forestier et minier.
Au deuxième jour, les formateurs ont exploré les concepts de base liés à la gestion de l’environnement, notamment le changement climatique et le réchauffement de la planète. Un autre moment particulièrement marquant pour les journalistes a été consacré aux techniques d’enquête sur les crimes environnementaux et la déforestation.
Les participants ont ainsi été formés sur la manière de mener et de rédiger ces enquêtes. Le chargé de programme du projet « Resilience Fund » estime qu’il est crucial que les journalistes s’engagent activement dans la sensibilisation des communautés sur la préservation de l’environnement.
« Après cette formation, nous voudrions pas voir les journalistes et gober toutes ces connaissances là, nous voudrions le voir aller pratiquer l’éducation environnementale. Ils ont fait des travaux de carrefour où ils ont défini un certain nombre d’actions locales qu’ils peuvent mener. Par exemple, il y a ceux qui proposent déjà initié des émissions, les sensibilisations des communautés sur tous ces anges là, de vulgarisation de l’arsenal juridique et des enquêtes sur des problèmes environnementaux qui affectent la vie des communautés parce que poser toutes ces actions, c’est de les communautés à comprendre qu’ils ont une vie à garantir, qu’ils ont une vie à protéger. Nous aimerions voir donc les journalistes agir », souhaite Claude Sengenya.
Parallèlement, les journalistes venus de la chefferie de Baswagha, du secteur de Bapere et de la ville de Butembo ont promis de mettre en pratique les notions acquises.
« (1) Nous venons de profiter d’apprendre comment nous devons nous comporter et faire impliquer nos communautés par rapport à ces problèmes. Nous allons restituer nos collègues journalistes dans nos rédactions. Nous allons aussi intensifier des formats journalistiques pour fidéliser les communautés de chez nous. (2) Nous allons appliquer ce que on nous a appris ici, en cette formation. Nous allons essayer un peu de sensibiliser les gens pour que ils appliquent ce que nous devons faire dans la société. (3) C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime directement, a et courage, pendant ces 2 jours, nous venons d’être formés et je pense que ce courage là, je vais le montrer au terrain, à vulgarisant les différentes lois de la lutte contre la criminalité environnementale », promettent-ils.
Au terme de cette formation, les participants se sont engagés, lors de travaux en carrefours, à mener des actions concrètes, notamment en sensibilisant les responsables des services de l’État œuvrant dans ce secteur.
Glodi Mirembe
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