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JIFA 2024 : grâce à sa résilience et sa créativité, Rachel Kahindo s’impose parmi les meilleures couturières Oicha

Kahindo Rachel, c’est le nom d’une brave femme, mère de 4 enfants, d’une trentaine d’années, cultivatrice de son état. Il y a six ans, suite à la persistance de l’insécurité au village Otomabere en territoire d’Urumu, province de l’Ituri, elle a abandonné ses champs et s’est enfuie avec sa famille jusqu’à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni. En dépit de cet événement tragique, elle a bravé la peur et s’est lancée dans la coupe et couture pour prendre en charge sa famille. Une image de la résilience que vous fait découvrir la Voix de l’UCG ce mercredi 31 juillet à l’occasion de la journée mondiale de la femme africaine.

Rencontrée dans son atelier de couture sis au quartier Pakanza, Kahindo Rachel,  tient ses deux pieds qui meuvent le levier de la machine à coudre, et ses mains arrangent un tissu en train d’être cousu. À l’intérieur, des clients attendent la finalisation de leurs commandes. C’est un engouement auquel elle ne s’attendait pas avant de se lancer, mais Kahindo Rachel n’avait pas d’autres choix car elle avait une famille à nourrir.

« Ce sont les conditions de la vie actuelle qui m’ont donné le courage de devenir couturière. J’étais agricultrice, mais je ne peux plus accéder à mes champs. Voilà pourquoi j’ai pris délibérément la décision d’entreprendre et grâce à ce que je fais, je nourris ma famille. Ce n’est pas une peine perdue. En dépit de la situation sécuritaire vécue ici, nous affrontons cette crise financière en nous contentant du peu que je gagne », explique-t-elle.

Néanmoins, elle rencontre des difficultés dans le cadre de son travail. Ce sont des clients qui passent les commandes mais tardent à honorer leurs factures.

« Parfois, tu peux même investir dans la couture d’un habit, mais quand l’échéance arrive, la personne n’a pas d’argent pour rembourser ou carrément elle l’abandonne à l’atelier. Cette situation ne nous facilite pas le travail »

Instituée à Dakar, au Sénégal, le 31 juillet 1974, cette journée a pour objectif de rendre hommage au rôle historique joué par la femme en Afrique, témoignant de leur capacité à réaliser et à conduire le changement sur le continent.

Ismaël Kabuyaya

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