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Nord-Kivu : le conseil local de jeunesse des Baswagha dénonce la tracasserie sur la route Butembo-Lubero

Le conseil local de la jeunesse de Musienene en chefferie des Baswagha dans le territoire de Lubero, dénonce des cas de tracasserie sur la route Butembo-Lubero. Cette dénonciation a été faite ce mardi 21 octobre 2025, lors d’un entretien avec La Voix de l’UCG. Son président, César Maghuta, plaide pour l’implication des autorités afin d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Selon César Kambale Maghuta, un carrefour a été implanté à Kyambogho, au sud de la ville de Butembo. À ce point de contrôle, les éléments de la police de la circulation routière exigent des sommes d’argent aux passants.Cette même situation s’observe, selon le conseil local de la jeunesse, à Lubero centre, où la police de circulation routière (PCR) demande une somme allant de 1 000 francs à 50 000 francs congolais par moto voire véhicule. Il dénonce une nouvelle forme de rançonnement de la population en ces divers carrefours.

« Nous avons été surpris de voir un bon nombre de policiers routiers placés un carrefour à Kyambogho, non loin de Butembo. En tant que structure juvénile, nous ne voulons pas de tels comportements parce que, déjà pour ce qui est du carrefour au niveau de Lubero et à Bukanu, ces mêmes éléments sont en train de tracasser la population. Ils sont train de demander quelques portions à la population. Imaginez chaque moto pour dépasser Lubero vers Butembo, on demande à ces usagers 1000 francs, 25000, voire 30000 francs. C’est pourquoi nous nous demandons : où va cet argent ? », s’est-il exclamé.

César Maghuta estime que les autorités devraient plutôt penser à pacifier cette partie du territoire de Lubero, que de multiplier des carrefours qui ne jouent pas en faveur des habitants.

« Ils oublient qu’ils sont devant une population longtemps meurtrie, toujours massacrée, la jeunesse se débrouille par des petites activités de moto-taxi. On lui demander de payer 1000 francs, des 5000 francs, des amendes, des taxes. A notre État congolais, ce n’est pas le moment de s’enrichir ou bien de créer des taxes pour vouloir extorquer ou pour vouloir tracasser la population. Mais, il est bon moment de réfléchir par rapport à la situation que nous traversons et voir comment on peut trouver une solution ensemble pour que la paix revienne dans notre zone, notamment au Nord-Kivu », poursuit la même source.

Signalons qu’à l’entrée de la commune de Lubero-centre, la police a déjà placé, en pleine route, des stiques de bois contenants des clous pour éviter un passage forcé des passants qui veulent échapper au contrôle. Sur place, déplore le conseil de la jeunesse de la chefferie des Baswagha, les documents ne sont pas contrôlés. C’est l’argent qui est exigé.

Glodi Mirembe

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