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Lubero : l’écoulement du mur d’un chantier fait deux morts et deux blessés dans le ménage voisin

L’écoulement du mur de soutènement d’un chantier en construction a fait deux morts et deux blessés dans le ménage voisin en cellule Vukondi dans la localité de Musimba en groupement Buyora, frontalier avec la ville de Butembo en territoire de Lubero. Les personnes mortes sont le père responsable du ménage âgé de 39 ans du nom de Kakule Mwangu Cyrille et son enfant de moins de deux ans. Leurs corps ont été sortis de décombres le matin de ce mercredi 31 juillet sous la forte pluie qui a arrosé toute la ville de Butembo et ses environs.

Le drame s’est produit au tour de 4heures alors qu’une forte pluie s’abattait sur la région au moment où les victimes étaient encore endormies, raconte le chef de cellule Vukondi, Paluku Kahongya.

« La maison avait un long mur de soutènement battu sur une longue pante, au-dessus il était construit une autre maison, et c’est cette maison qui s’est écoulée sur la maison d’en bas qui est celle du voisin. Le papa responsable du manage ainsi que ses enfants étaient à l’intérieur, lui et l’un des enfants sont décédés et les deux autres enfants sont sortis avec des blessures. Leur mère, elle, était déjà à l’extérieur parce qu’il était déjà environ  4heures. Sous cette pluie, les gens sont arrivés et ont commencé à dégager les débris pour sortir les infortunés ».           

Les blessés, une fille de 12 ans et un enfant de 3 ans, ont été dépêchés au centre hospitalier Nduko et leur état n’est pas critique, assure une source  médicale. Arrivés sur le lieu, le chef de la localité  de Musimba et les autres services ont tout simplement constaté les dégâts comme tout le monde annonçant l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités.

Dans la foulée, les commentaires vont dans tous le sens. Alors que les uns parlent d’un accident inévitable,  d’autres par contre remettent en cause la qualité de la construction à l’image de cet ingénieur en génie civil qui a requis l’anonymat.

« D’après notre constat, il y a eu d’abord surcharge du mur de soutènement.  A plus d’entrer à hauteur c’est-à-dire battu sur une pente, on l’a encore surchargé en y montant une maison à rez-de-chaussée.  Du point de vue de l’étude du sol, on n’a pas eu à atteindre la profondeur qui devrait recevoir la base de la fondation, c’est-à-dire qu’on devrait encore percer.  Du point de vue des matériels utilisés, lorsque les murs sont à une forte hauteur, on devrait en principe intensifier les armatures. Au lieu d’utiliser les barres de 10 ou 8, il faut peut-être aller jusqu’aux barres de 16 », explique-t-il.

Entre-temps, les travaux d’évacuation des décombres se sont poursuivis jusque tard la soirée par des jeunes du quartier ; travaux au cours desquels quelques chèvres déjà mortes ont été extraites de décombres. Curieusement, une poule s’en est sortie vivante au grand étonnement de l’assistance.

Jackson SIVULYAMWENGE

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