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Sud-Kivu : un mort et neuf blessés après des incidents lors d’une marche à Uvira (Armée)  

Une marche pacifique organisée ce lundi 08 septembre par les coordonnateurs de plusieurs sociétés civiles d’Uvira, Fizi, Mwenga et leurs environs a suscité une réaction des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les militaires ont reçu le mémorandum des manifestants et ont assuré qu’il serait transmis aux autorités compétentes.

La manifestation visait notamment à exiger le départ du général Olivier Gasita, commandant dans la zone. Des groupes de Wazalendo l’accusent d’être un agent double au service du M23 et d’avoir joué un rôle dans la prise de Bukavu par ce mouvement rebelle en février 2025.

Cependant, des incidents ont émaillé la marche. Selon le porte-parole des Opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, un enfant de 12 ans a perdu la vie après avoir été touché par une balle perdue. Neuf blessés ont également été recensés, dont quatre militaires et cinq civils. Ces victimes seraient les conséquences des désordres provoqués par certains manifestants ayant tenté de forcer l’accès à l’État-major du Secteur des Opérations basé à Uvira.

Face aux informations contradictoires circulant sur les réseaux sociaux, les FARDC appellent la population à ne pas céder à la panique. Elles dénoncent une campagne de désinformation menée, selon elles, par des groupes armés et leurs alliés étrangers, visant à propager l’idée d’une prétendue « République d’Uvira, Fizi et Mwenga ». Cette propagande serait, d’après les FARDC, orchestrée par l’« armée numérique rwandaise » et soutenue par des mouvements rebelles tels que le M23-AFC, Twirwanheo Ngumino et Red Tabara.

Pour l’heure, un calme précaire règne à Uvira. L’armée insiste sur l’importance de préserver la cohésion entre les FARDC, les groupes d’autodéfense dits Wazalendo et la population locale, dans un contexte où la guerre de l’information constitue un champ de bataille à part entière.

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