Butembo : le SYECO persiste à boycotter les cours malgré le versement d’une tranche du salaire aux enseignants

Les enseignants regroupés au sein du syndicat des enseignants du Congo (SYECO) section de Butembo décident de maintenir leur mouvement de grève. Cela en dépit de l’ajout de la première tranche déjà payée sur le salaire de chaque enseignant congolais.
Les professionnels de la craie de Butembo ont ainsi campé sur leur décision à l’issu de leur réunion d’évaluation de la grève tenue ce jeudi 12 septembre à leur permanence située au quartier Kitulu en commune Mususa.
Se confiant à la presse au sortir de cette réunion, Benito Mughaso justifie le prolongement de la grève par le fait que les listings de paie ne sont toujours pas disponibles, mais aussi par le fait de la non prise en charge des enseignants NU.
« Nous avons constater par exemple pour ce qui est des listings, il est vrai qu’aujourd’hui nous ne les avons pas encore trouvé, nous étions entrain de réclamer les listings et réellement les listing ne sont pas là, nous avons pensé qu’on devait nous montrer les listings avec somme mais jusque là, ils sont absents. Et donc avec cette situation, les enseignants trouvent qu’ils ne doivent pas aller à l’école. Concernant le peu d’argent d’ajout, par exemple dans le prime de gratuité il ya des disparités, il ya vraiment des différences. Et nous déplorons cette façon de faire encore, je peux vous déclarer ici qu’il y a certains enseignants qui ont eu 18 000 francs, d’autres qui ont reçu 20 000, d’autres encore 40 000 francs, et à notre surprise, nous venons aussi trouver ceux qui ont reçu 50 000 francs comme prime de gratuité. Et cela nous énerve, ce qui nous pousse à poursuivre la grève ».
Dans la foulée, certains enseignants avouent avoir déjà reçu l’ajout de la première tranche payée sur leur salaire, mais ils disent attendent la réponde à d’autres revendications, préalables pour le reprise du travail.
Notons que c’est depuis le 2 septembre, date de la rentrée scolaire en RDC, que les enseignants sont en grève pour réclamer l’amélioration des conditions salariales.
Julienne Muhima
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