Societé

Nord-Kivu : la MONUSCO réagit au présumé refus de la population pour son déploiement à Lubero

La MONUSCO n’a pas tardé à réagir suite aux informations sur un refus supposé de certains habitants concernant le déploiement de ses forces dans le territoire de Lubero. Lors d’une interview accordée le week-end dernier à nos confrères de la  Radio Moto Oicha, le porte-parole de la mission en RDC, Jean-Tobi Okala, a déclaré que la MONUSCO ne baissera pas les bras et reste déterminée à protéger les populations.

Il a précisé que si une partie de la population s’oppose au déploiement, il existe également une frange qui le soutient et demande l’appui de la MONUSCO aux côtés de la FARDC et de l’UPDF. La mission entend se déployer sur l’axe Manguredjipa pour répondre à la persistance des massacres et protéger les civils.

Jean-Tobi Okala a averti que ceux qui s’opposeraient au déploiement de la MONUSCO seront tenus responsables de tout incident pouvant survenir. Il a réaffirmé que le mandat de la MONUSCO inclut le soutien aux forces congolaises et la protection des populations civiles.

Malgré les opérations conjointes déjà menées par la coalition FARDC–UPDF, les massacres continuent, justifiant ainsi l’intervention de la MONUSCO. La mission insiste sur l’importance du dialogue avec les communautés locales, tout en rappelant que la protection des vies humaines reste sa priorité.

« …. nous sommes prêts à retourner à Lubero pour sauver des vies. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice. Aujourd’hui, il y a eu une double menace dans le territoire de Lubero. Cette même population qui demande à la MONUSCO de venir prêter main-forte aux FARDC et les  autorités, jusqu’au sommet de la province, nous demandent  d’y retourner. »

« Ceux qui s’opposent au déploiement de la MONUSCO seront tenus responsables de ce qui pourrait arriver. Il y a une frange qui est pour le déploiement et une autre qui s’y oppose pour des raisons qui lui sont propres. Notre mandat nous demande d’appuyer les forces de sécurité congolaises, que ce soit dans leur lutte contre les groupes armés et dans la protection des civils. C’est une obligation pour la MONUSCO. Le dialogue va continuer, mais nous ne baisserons pas les bras, car il y a des vies en danger. Malgré la force de la coalition, les massacres continuent. La MONUSCO doit donc apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre ces rebelles. La coalition est déjà sur le terrain, mais les massacres continuent. L’union fait la force. Si la MONUSCO peut apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre ces rebelles, pourquoi pas ? Les autorités et les populations sont d’accord. Je ne sais pas quelle partie de la population cette frange et la société civile représentent. »

Un déploiement des Casques bleus de la MONUSCO est envisagé dans le secteur de Bapere, territoire de Lubero, pour appuyer logistiquement les opérations conjointes FARDC-UPDF contre les rebelles ADF. La société civile locale et les autorités ont été informées et des séances de sensibilisation sont prévues pour impliquer la population dans ce soutien. Ce renfort vise à pallier les difficultés logistiques rencontrées par les militaires sur le terrain.

 La société de la chefferie des Bapere organise désormais une assemblée générale extraordinaire pour statuer sur l’offre de la MONUSCO le mercredi 24 décembre.

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