Butembo: la pression monte pour obtenir le départ du procureur près le TGI, la société civile entre en jeu

La pression s’accentue pour obtenir le départ du magistrat Ngoy Mwilambwe Alain, procureur de la République près le tribunal de grande instance (TGI) à Butembo au Nord-Kivu.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi 15 juillet, la coordination de la société civile forces vives de Butembo apporte son soutien à la dénonciation du corps de défenseurs judiciaires contre ce magistrat de la République accusé d’abus de pouvoir caractérisée, notamment par des arrestations arbitraires, des faits de rébellion et de trafics d’influence. Des actes qui, selon la société civile, portent gravement atteinte aux droits fondamentaux et à l’indépendance du système judicaire. Je vous propose d’écouter un extrait de cette déclaration lue par Mathe Saanane, président des forces vives de Butembo.
« Par solidarité et dans le respect de sa mission d’éveil citoyen, la société civile soutient totalement cette dénonciation adressée à monsieur le Président de la Cour d’Appel du Nord-Kivu par les défenseurs judiciaires. Il convient de préciser que cette demande n’est ni accusation ni conflictuelle. Toutefois, elle s’inscrit dans une approche responsable et constructive visant un changement positif dans la gouvernance judiciaire locale. Nous rappelons que la Coordination urbaine avait déjà antérieurement réclamé la mutation de tous les magistrats ayant trop longtemps servi dans le ressort de Butembo, notamment Monsieur Ngoy Mwilambwo Alain, non seulement pour la longueur de la durée de son exercice dans cette juridiction, mais aussi à raison de multiples présomptions de violations graves des droits humains qui lui sont imputées », a-t-il affirmé devant la presse.
Face à ces faits persistants et au cri d’alarme des auxiliaires de justice, la Coordination urbaine de la Société Civile Forces Vives réaffirme son soutien indéfectible aux corps des défenseurs judiciaires dans leurs actions légitimes. Elle demande à l’autorité judiciaire supérieure, président du Conseil supérieur de la magistrature, d’ordonner sans délai la mutation de Monsieur Ngoy Mwilambo Alain, et appelle à une enquête sérieuse et indépendante sur les faits dénoncés.
Pour Mathe Saanane, la démarche de la société civile s’inscrit dans le cadre des mécanismes prévus par l’État de droit pour prévenir les dérives, restaurer la confiance des justiciables et garantir une administration judiciaire saine, impartiale, respectueuse de la dignité humaine.
De son côté, le magistrat Ngoy Mwilambwe a toujours rejeté les accusations portées contre lui.
Jackson Sivulyamwenge
Partager:



