Actualité

Butembo : rivalité entre motards et conducteurs de ‘Bajaj’ autour des tarifs et des espaces de stationnement

La situation sécuritaire fragile dans le Grand Nord de la province du Nord-Kivu affecte gravement le fonctionnement de nombreuses structures de santé locales. Cette crise découle des massacres perpétrés par les terroristes ADF et du conflit armé avec le M23.

Pillages dans certains hôpitaux, déplacement du personnel soignant, et abandon des patients, notamment ceux souffrant de troubles mentaux, constituent un tableau alarmant, selon le Dr Kalima Nzanzu, président de la cellule des médecins du Grand Nord. Il s’est exprimé à l’occasion de la journée médicale organisée ce dimanche à Butembo.

« Aujourd’hui, nous avons beaucoup de médecins qui travaillaient dans des centres de santé de référence et des centres hospitaliers. Ces centres sont désormais fermés, et ces médecins se retrouvent pratiquement en déplacement dans la ville de Butembo, sans emploi. En outre, ces centres, bien que désertés, ont été pillés. Donc, même si un jour on décidait de les rouvrir, il faudrait d’abord les rééquiper, ce qui n’est pas une tâche facile.

 On peut citer les centres de Luofu et de Muhangi. Quant à Alimbongo, la situation est encore plus critique. Tous les médecins de ces localités sont déjà ici. À Kayna, quelques médecins sont restés, mais la plupart ont fui et se trouvent maintenant dans la région. Par exemple, le médecin de Kikuvo est déjà ici, et on le voit déambuler dans la ville. La situation est loin d’être facile. Il y a également le problème des patients eux-mêmes : beaucoup ont fui, abandonnant leurs biens qui ont été pillés. Certains ont même laissé leurs terres et leurs moyens de subsistance. Des personnes qui vivaient correctement se retrouvent désormais dans des conditions de déplacés. Cette situation n’est pas simple. Elle favorise le développement de maladies, en particulier des troubles psychiques, chez ces populations. En plus des maladies psychiques, on observe également une augmentation des cas d’hypertension artérielle ».

Le gouvernement congolais est vivement exhorté à renforcer la sécurité des professionnels de santé ainsi que des infrastructures médicales afin d’assurer une prise en charge adéquate des populations locales.

Julienne Muhima

Partager:

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page