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Nord-Kivu : « partager des images intimes sans consentement est un crime », Me Maggy Panza rappelle les sanctions prévues par la loi

Publier ou partager des images intimes, communément appelées nudes, d’une personne sans son consentement est puni par la loi en République démocratique du Congo. C’est ce que rappelle Maître Maggy Panza, chargée de vulgarisation au sein de l’ONG Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant (FJDF), ce vendredi 28 novembre 2025. Nous l’avons interrogée dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Selon Maître Maggy Panza, le partage de nudes sans l’accord de la personne concernée constitue une infraction relevant des menaces et/ou du harcèlement. Même si l’auteur supprime les images peu après leur publication, cela ne suffit pas à effacer l’infraction.

Elle rappelle que la personne qui diffuse de telles vidéos ou photos d’une autre personne nue peut être poursuivie et condamnée à une peine allant de 3 à 5 ans de prison, assortie d’une amende de 5 à 10 millions de francs congolais, conformément à la loi sur le numérique de 2023.

« L’ordonnance n°23/023 du 11 septembre 2023 modifiant le Code pénal prévoit une infraction appelée violences basées sur le genre à travers les réseaux de communication et les plateformes numériques. La personne qui publie ou humilie une autre via les canaux numériques est punie d’une peine allant de 3 à 5 ans, avec une amende de 5 à 10 millions de francs congolais. En cas de récidive, notamment pour ceux qui en ont fait un business on connaît chez nous des réseaux appelés brulement, la peine peut aller de 5 à 10 ans de prison », a précisé Me Panza.

Elle souligne que ces actes sont souvent commis dans le but d’humilier ou harceler les victimes, et que toute victime a le droit de porter plainte, peu importe le temps d’exposition du contenu.

Me Panza appelle les jeunes, particulièrement les utilisateurs des réseaux sociaux, à la prudence et au respect de la vie privée, tout en rappelant que le numérique ne doit pas devenir un espace d’impunité.

Julienne Muhima

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