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UCG/Butembo : une étudiante en médecine vétérinaire recommande l’usage de la cendre pour améliorer la santé des poulets de chair

L’incorporation de la cendre dans l’alimentation des poulets de chair permet de lutter contre la carence en minéraux dans les poulaillers. C’est ce que révèle un travail de recherche scientifique défendu en troisième doctorat à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université Catholique du Graben (UCG/Butembo).

La chercheuse appelle les éleveurs à utiliser la cendre pour maintenir de bonnes performances zootechniques chez leurs poules.

L’impétrante, Engayo Wafura Patience, est partie du constat selon lequel les éleveurs de poulets de chair en ville de Butembo font souvent face à des cas de carence en minéraux et de troubles articulaires. Pour tenter d’apporter une solution à cette problématique, elle a proposé l’usage de la cendre, après une période de six mois d’expérimentation.

Éleveuse de poulets de chair depuis quatre ans, Engayo Wafura souligne que la cendre joue un rôle important dans l’alimentation des poulets de chair, notamment en renforçant le calcium de leurs os.

« J’ai constaté que, dans nos élevages, nous rencontrons souvent des cas de carence en minéraux et de troubles des articulations chez les poules, ce qui me posait un grave problème. Cela peut même aller jusqu’à la mort de l’animal. La cendre va aider les poules à fortifier leurs os et aussi à améliorer leurs performances zootechniques. Pour la cendre, j’ai fait l’expérience pendant six mois. Ça a donné de bons résultats », s’enthousiasme-t-elle.


Pour lutter contre les cas de carence en minéraux dans les poulaillers de Butembo, l’étudiante propose aux éleveurs d’incorporer un pourcentage de cendre dans l’alimentation des poules. Elle appelle néanmoins à la prudence lors du dosage, pour éviter tout risque de perte de poids chez les animaux.

« J’ai proposé à chaque éleveur, à chaque fois, d’ajouter 1 % de cendre dans l’alimentation des poules. Et pour cet âge-là, cela se calcule en fonction des kilos. Par exemple, dans 100 kilos, il faut ajouter 1 % de cendre. Mais il ne faut pas en mettre une grande quantité, car au-delà de 1 %, cela cause des problèmes. Cela diminue la digestibilité et le poids des animaux. Quand j’ai incorporé 1 %, j’ai obtenu de bons résultats. Mais quand j’ai augmenté à 2 %, j’ai constaté une baisse de poids. Chez les poussins, il faut ajouter au moins 1 %, voire 1,2 %, car les troubles de locomotion les touchent souvent », a-t-elle conseillé.


Elle prévoit de mener une campagne de sensibilisation auprès des éleveurs de poulets de chair, afin qu’ils intègrent progressivement la cendre dans l’alimentation de ces animaux de basse-cour.

Glodi Mirembe

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